La superviseure générale de Kiiraay, Aminata Touré, a profité de son déplacement à Bambilor, samedi 10 octobre, pour relancer le débat sur le Fonds Jamm destiné à la paix en Casamance. Face à une foule venue assister à l’adhésion du maire Ngagne Diop à Kiiraay, l’ancienne Première ministre a appelé à l’élargissement des enquêtes parlementaires à la gestion de ces ressources.
Aminata Touré revient à la charge. Alors que les commissions d’enquête parlementaire alimentent depuis plusieurs jours le débat politique national, la superviseure générale de Kiiraay veut que le champ des investigations soit élargi au Fonds Jamm pour la paix en Casamance.
À Bambilor, où le maire Ngagne Diop officialisait son adhésion à Kiiraay, Mimi Touré revendique : «je rappelle aux Sénégalais que Kiiraay et le Président Bassirou Diomaye Faye sont les premiers à défendre la transparence et la reddition des comptes. Que ça soit clair, personne ne peut nous donner des leçons sur ça», a-t-elle lancé devant ses militants.
«Que le président de l’Assemblée fasse sa propre commission»
Mais, pour l’ancienne Première ministre, la transparence ne saurait être sélective. Elle demande ainsi que le Fonds Jamm fasse lui aussi l’objet d’une enquête parlementaire. «Il est important aussi d’ouvrir une commission d’enquête sur le Fonds Jamm pour la Casamance. Que le président de l’Assemblée nationale fasse sa propre commission d’enquête pour que nous sachions la destination de ce fonds», a-t-elle déclaré. «S’ils le font, la transparence sera totale», a-t-elle insisté.
Pour Kiiraay, le principe affiché est simple, « si la transparence doit être la règle, elle doit s’appliquer à tous les dossiers concernés », conclut l’ancienne premier ministre Du Sénégal.
Fatou DIOP