Reug-Reug et Bombardier, deux pensionnaires du MMA, vont s'affronter le 24 décembre à l'arène nationale. Un combat qui promet, car les deux lutteurs ont démontré à l'international leur force de... frappe. Samedi, les deux lutteurs ont sacrifié au traditionnel face-à-face et force est de reconnaître que le duel verbal a été court et intense. Le promoteur Jamaïcain quant à lui promet de récupérer son argent s'ils ne se battent pas. Ambiance.
Les amateurs de lutte auront-ils droit à un combat de lutte avec frappe ou à une opposition style MMA ? La question taraude l'esprit des amateurs après le face-à-face entre Reug-Reug et Bombardier qui s'est tenu ce weekend. Ces derniers qui font le bonheur du free fight en Europe promettent de se livrer un combat combinant le muay-thaï, le jiu-jitsu brésilien, la boxe et la lutte. Ces composants d'arts martiaux qui font le MMA ou free-fight seront au menu du combat de lutte entre Reug-Reug (120 kilos) et Bombardier (150 kilos). Ouvrant les hostilités, Reug-Reug, tout en remerciant Bombardier d'avoir accepté de lutter avec lui, prévient son adversaire.
"Ponkal du bëré xel moy bëré"
« Je le remercie de m'avoir donné l'opportunité de lutter avec lui. La lutte, c’est plus une affaire de technique et d’intelligence que de volume et de masse. Ça, tout le monde le sait", fait savoir Reug-Reug. Celui qui occupe la 82ème place sur 128 au classement mondial MMA affiche même une certaine confiance quant à l'issue du combat. "J'ai beaucoup de respect pour mon adversaire, parce qu'il a été deux fois roi des arènes. Il a fait des choses qu'aucun lutteur n'a fait. Mais le 24 décembre, s'il ne recule pas, le combat ne va pas durer deux minutes. Je pèse bien mes mots. Si Bombardier ne recule pas, le combat ne durera pas deux minutes. Ça, je vous le promets ", déclare Reug-Reug.
Bombardier : "je ne compte pas reculer d'un iota..."
Prenant la balle au rebond, Bombardier ne se laisse pas faire et rassure son adversaire. "Je n'ai jamais reculé dans un combat de lutte et je ne compte pas reculer d'un iota", dit-il.
Le promoteur s'en mêle et jette de l'huile sur le feu. "S'ils ne se battent pas comme ils le font au MMA, ils vont me rendre mon argent. Parce que les amateurs se déplacent pour voir du spectacle, ils ne seront pas au stade pour de la lutte sans frappe et ces deux lutteurs ont l'habitude de faire le show chez les blancs", soutient le promoteur Jamaïcain.
Revenant sur le pourquoi avoir tendu la perche à son "jeune frère", Bombardier, 86e sur le classement mondial MMA, révèle qu'il a la chance d'avoir lutté avec quatre générations et que c'est le moment de se frotter aux jeunes lutteurs. " J'ai choisi de lutter avec lui car je sais que c'est un champion. J'ai lutté avec quatre générations grâce à Dieu. Quand j'ai accepté le combat avec Tyson qui, à l'époque, était invincible durant 11 ans, beaucoup me disaient que c'était trop tôt car j'étais jeune. Mais j'avais toujours dit que Tyson ne pouvait pas me terrasser. Donc Tyson et les grands qui étaient là, m'ont tendu la perche, jusqu'à ce que je devienne roi des arènes. J'ai gagné beaucoup de titres dans la lutte et comme j'aime les challenges, je vais me frotter à Reug-Reug", dit-il. Et d'ajouter : " j'ai vu en Reug-Reug, un guerrier qui ne recule pas et qui met beaucoup de détermination dans ses combats mais qu'il sache qu'il n'aura pas la paix d'ici le 24 décembre".