Les arrivées de migrants se sont intensifiées dans l’archipel espagnol des Canaries. Entre lundi soir et mardi 3 novembre 2026, 975 personnes ont rejoint les côtes à bord de onze embarcations. Parmi elles, de nombreux Sénégalais, dont plusieurs bateaux partis de Saint-Louis, de Ndangane et de Barra. Les opérations de sauvetage se sont poursuivies dans plusieurs zones de l’archipel.
Une nouvelle vague migratoire a été enregistrée aux îles Canaries, en Espagne. Au total, 975 migrants répartis dans onze embarcations sont arrivés sur les côtes de l’archipel entre lundi soir et mardi après-midi, selon des informations communiquées par les services de secours à l’agence de presse EFE. Deux autres opérations de sauvetage étaient encore en cours au moment de la publication des premières données.
Les ressortissants sénégalais occupent une place importante dans ce nouvel épisode migratoire. Sur l’île d’El Hierro, plusieurs embarcations transportaient exclusivement ou majoritairement des Sénégalais, dont certains avaient passé entre cinq et sept jours en mer.
Saint-Louis et Ndangane, points de départ de plusieurs embarcations
Les opérations de secours menées au large d’El Hierro ont permis de prendre en charge plusieurs groupes de migrants en provenance du Sénégal. La première embarcation, secourue par le navire Salvamar Diphda, transportait 23 personnes, dont 19 hommes, deux femmes et deux mineurs. Tous étaient de nationalité sénégalaise. Selon leurs déclarations aux services de secours, ils avaient quitté Saint-Louis sept jours auparavant.
Une deuxième pirogue, prise en charge par le Salvamar Navia, transportait 69 personnes, dont 62 hommes, trois femmes et quatre enfants. Tous étaient également Sénégalais. Leur départ de Saint-Louis remontait à cinq jours.
Une troisième embarcation comptant 125 personnes, parmi lesquelles 101 hommes, cinq femmes et 19 mineurs, a également été secourue à La Restinga. Ses occupants étaient originaires du Sénégal et de la Guinée-Bissau. Ils avaient quitté Ndangane, au Sénégal, six jours plus tôt.
Une autre embarcation de 47 personnes, dont une femme, a été interceptée après sept jours de navigation. Selon les informations communiquées aux secours, tous ses occupants étaient Sénégalais.
Une traversée de neuf jours depuis Barra
Le Sénégal apparaît également comme point de départ d'une autre embarcation transportant 118 hommes. À son bord se trouvaient des ressortissants du Mali, de la Sierra Leone, du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée, de la Guinée-Bissau et de la Mauritanie.
Les passagers ont indiqué avoir quitté Barra, une localité gambienne avec beaucoup de Sénégalais, neuf jours auparavant.
Un autre cayuco transportant 56 personnes, dont une femme et un enfant, a accosté au port de La Estaca après avoir été escorté par un bateau de pêche. Ses occupants, majoritairement originaires du Sénégal, avaient pris la mer six jours plus tôt.
Des opérations de secours dans plusieurs îles
Au-delà d'El Hierro, les opérations de sauvetage ont également mobilisé les équipes de secours à Tenerife et à Lanzarote.
À Tenerife, une embarcation transportant 172 personnes, dont onze femmes et neuf mineurs présumés, a été prise en charge au large de Los Cristianos. À Lanzarote, deux autres petites embarcations transportant respectivement 51 et 53 personnes ont également été signalées.
Par ailleurs, une embarcation transportant 202 personnes, dont 187 hommes et 15 femmes, a été interceptée au large d'El Hierro. Ses occupants étaient originaires du Sénégal, de la Gambie, de la Guinée-Bissau et du Mali. Ils ont déclaré avoir quitté Banjul, la capitale gambienne, sept jours auparavant.
Selon les premières informations communiquées par les autorités, aucune des personnes arrivées à El Hierro mardi n'avait nécessité un transfert à l'hôpital de l'île pour des soins médicaux.
Cette nouvelle série d'arrivées met une nouvelle fois en lumière la place importante du Sénégal dans les départs par voie maritime vers les îles Canaries, ainsi que les risques auxquels s'exposent les candidats à l'émigration au cours de ces longues traversées.
Khadidjatou D. GAYE