CAN 2025 : VICTOIRE 3-0 DES LIONS DE LA TERANGA : Le Sénégal frappe fort d’entrée et écrase le Botswana




 
Attendus au tournant, les Lions de la Teranga ont parfaitement assumé leur statut. Sans trembler ni forcer leur talent, les champions d’Afrique ont dominé le Botswana (3-0) pour lancer idéalement leur campagne continentale, portés par un Nicolas Jackson étincelant, auteur d’un doublé.
 
Pour le Sénégal, l’objectif était clair : marquer les esprits dès le premier match et envoyer un message fort à la concurrence. Mission accomplie à Tanger. Sérieux, appliqués et largement supérieurs, les Lions ont rapidement pris le contrôle des débats face à une équipe botswanaise dépassée par l’intensité adverse. Après plusieurs situations maîtrisées, la domination sénégalaise s’est concrétisée juste avant la pause. À la 40e minute, Nicolas Jackson a conclu une action collective limpide pour ouvrir le score et libérer son équipe.
Au retour des vestiaires, le scénario n’a pas changé. Le Sénégal a continué d’imposer son rythme et de confisquer le ballon. Sur une perte de balle adverse bien exploitée par Ismaïla Sarr, Jackson a signé un doublé à la 58e minute, confirmant son immense influence dans cette rencontre et enterrant les derniers espoirs botswanais. Incapable de cadrer le moindre tir, le Botswana a subi pendant 90 minutes la loi de Lions sereins et parfaitement organisés.
La soirée a été totalement réussie avec l’apport du banc. Entré en jeu en fin de match, Chérif Ndiaye a mis le point final à la démonstration sénégalaise en inscrivant le troisième but à la 90e minute, symbole d’un collectif en pleine confiance.
Avec cette victoire nette et sans bavure, le Sénégal lance idéalement sa Can 2025 et confirme son ambition de décrocher un deuxième sacre continental. Les Lions, leaders du groupe D, retrouveront la République démocratique du Congo lors de leur prochain match, dans un choc déjà très attendu.
 
La jeunesse prend le relais, le coaching fait la différence
 
Face au Botswana, les Lions du Sénégal ont livré une prestation sérieuse et maîtrisée, marquée autant par la qualité du jeu que par les choix forts du staff technique. Au-delà du résultat, c’est surtout la lecture du match et l’impact des changements très précoces qui ont retenu l’attention, confirmant la profondeur et la jeunesse de l’effectif sénégalais.
Dès l’entame, le Sénégal a imposé son rythme, avec une volonté claire de mettre de l’intensité et de presser haut. Mais c’est surtout dans la gestion du match que les Lions ont marqué des points. Très tôt, le sélectionneur a décidé de remodeler son équipe : Iliman Ndiaye a cédé sa place à Mbaye, apportant plus de verticalité et de fraîcheur dans l’animation offensive. Dans le même temps, Pape Guèye a été remplacé par Lamine Camara, symbole fort de la confiance accordée à la jeune génération. Le jeune milieu n’a pas tardé à justifier ce choix, en apportant dynamisme, justesse technique et volume de jeu.
Autre changement marquant, l’entrée de Chérif Ndiaye à la place de Jackson (78e minute). Plus présent dans la surface, plus agressif sur les ballons, l’attaquant a pesé sur la défense botswanaise et offert de nouvelles solutions offensives. Le remplacement de Sadio Mané à la 78ème minutes par Pathé Ciss a également traduit une volonté d’équilibre et de maîtrise du milieu, plutôt que de précipitation offensive. Enfin, la sortie d’Ismaïla Sarr, remplacé par Sabaly à la 85e minute, a permis de sécuriser le couloir et de mieux gérer les transitions.
 
Mbaye, Chérif Ndiaye et Cheikh Sabaly :
Un baptême du feu réussi pour la nouvelle vague des Lions
 
La Coupe d’Afrique des nations est souvent un révélateur. Pour certains, elle confirme un statut, pour d’autres, elle marque le début d’une histoire. Face au Botswana, trois Lions ont vécu un moment particulier de leur carrière en disputant leurs toutes premières minutes en phase finale de la Can. Ibrahima Mbaye, Chérif Ndiaye et Cheikh Sabaly ont ainsi connu leur baptême du feu sous le maillot sénégalais, dans un contexte aussi exigeant que symbolique.
Entré en jeu à la place d’Iliman Ndiaye, Ibrahima Mbaye, pensionnaire du Paris Saint-Germain, n’a pas tardé à montrer pourquoi le staff lui accorde sa confiance. Sans complexe, le jeune milieu a affiché une grande personnalité, cherchant constamment à se projeter vers l’avant tout en respectant l’équilibre collectif. Sa mobilité, sa qualité technique et sa capacité à jouer juste ont permis au Sénégal de conserver le contrôle du jeu, notamment en seconde période. Pour une première à la Can, Mbaye a livré une prestation mature, à l’image d’un joueur déjà habitué au très haut niveau.
Quelques minutes plus tard, c’est Chérif Ndiaye qui a fait son entrée, prenant la place de Nicolas Jackson à la pointe de l’attaque. Dans un match où les espaces se faisaient plus rares, l’attaquant a apporté une présence physique précieuse. Dos au but, combatif dans les duels, Chérif Ndiaye a pesé sur la défense botswanaise et offert des solutions différentes dans le jeu offensif. Son engagement et sa générosité ont été salués, preuve qu’il a su répondre présent dès ses premiers pas sur la scène continentale.
Enfin, Cheikh Sabaly a également vécu un moment fort en remplaçant Ismaïla Sarr. Aligné sur le couloir, il a fait preuve de sérieux et de discipline tactique. Appliqué dans le repli défensif, juste dans ses choix, Sabaly a contribué à la solidité du bloc sénégalais tout en participant aux phases de transition. Pour un premier match à la Can, il a montré qu’il pouvait s’intégrer sans difficulté dans le collectif des Lions. Comme lors de ces récentes entrées Cheikh Sabaly a délivré une passe décisive pour Cherif Ndiaye.
Au-delà des performances individuelles, ce triple baptême du feu illustre la profondeur de l’effectif sénégalais et la confiance accordée à de nouveaux visages. Mbaye, Chérif Ndiaye et Sabaly ont franchi un cap important face au Botswana. Des premières minutes riches d’enseignements, qui pourraient bien en appeler d’autres au fil de la compétition.
En seconde période, le Sénégal a poursuivi le travail avec sérieux. Loin de se relâcher, les jeunes entrés en jeu ont maintenu le tempo, montrant une maturité remarquable. L’équipe a continué à confisquer le ballon, à fermer les espaces et à se projeter avec intelligence, sans jamais se découvrir. Cette continuité dans l’effort a été l’un des points forts du match, preuve que le collectif reste solide, quel que soit le onze sur le terrain.
 
 
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