CAN 2025 – QUART DE FINALE : Mali–Sénégal, un classique ouest-africain pour une place dans le dernier carré




 
Ce vendredi 9 janvier 2026, le Grand Stade Ibn Batouta de Tanger sera le théâtre d’un choc aux airs de classique régional. Le Sénégal et le Mali s’affrontent en quart de finale de la Coupe d’Afrique des nations Caf TotalEnergies Maroc 2025, avec un coup d’envoi prévu à 17h00 heure locale (16h00 Gmt). Deux voisins, une histoire commune, des dynamiques opposées et, au bout, un billet pour les demi-finales.
 
Vendredi à Tanger, l’histoire, les statistiques et la dynamique semblent pencher du côté du Sénégal. Mais, face à un Mali accrocheur, discipliné et rompu aux matchs fermés, rien ne sera donné. Dans ce choc ouest-africain, la régularité sénégalaise défiera la résilience malienne. Et au bout de 90 minutes – ou plus – une seule certitude : l’une des deux nations verra son rêve marocain se prolonger jusqu’en demi-finale. Rendez-vous ce vendredi 9 janvier 2026, le Grand Stade Ibn Batouta de Tanger à 16h Gmt.
 
Deux trajectoires opposées dans ce tournoi
 
Depuis le début du tournoi, le Sénégal a établi ses quartiers à Tanger, où il a disputé l’ensemble de ses quatre rencontres. Une stabilité logistique qui contraste avec le parcours itinérant du Mali, partagé entre Casablanca (trois matchs, dont deux en phase de groupes et le huitième de finale) et Rabat (un match de groupe).
Un détail loin d’être anodin à ce stade de la compétition, tant la gestion de la récupération et des repères peut peser dans des matchs à haute intensité.
À l’heure d’aborder les quarts de finale, les chiffres racontent deux Can radicalement différentes.
Statistiquement, le Sénégal marque plus de trois fois plus de buts que le Mali depuis le début de la compétition. Là où les Lions gagnent des matchs, les Aigles les verrouillent. Là où le Sénégal impose son tempo, le Mali s’emploie à le casser.
L’expérience penche également du côté sénégalais. Les Lions restent sur une longue série de matchs sans défaite en phase finale de Can, tandis que le Mali a souvent été contraint de disputer des rencontres longues, âpres, exigeantes sur les plans physique et mental.
 
Le Sénégal, une machine lancée à pleine vitesse
 
Depuis le coup d’envoi de la Can 2025, le Sénégal avance avec une régularité impressionnante. Invaincus, les Lions n’ont concédé qu’un seul match nul et affichent l’un des meilleurs bilans offensifs du tournoi.
Avec une dizaine de buts inscrits, le Sénégal figure parmi les attaques les plus prolifiques encore en lice. Cette efficacité repose sur une diversité de buteurs, plusieurs joueurs ayant déjà trouvé le chemin des filets à au moins deux reprises. Une répartition des responsabilités qui rend l’animation offensive difficile à lire pour l’adversaire.
Défensivement, la solidité est tout aussi marquante. Les Lions concèdent peu d’occasions franches et encaissent moins d’un but par match en moyenne, reflet d’une organisation collective maîtrisée. Cette base défensive permet au Sénégal de contrôler le tempo, d’installer son jeu et d’étouffer progressivement ses adversaires.
Dans le jeu, les Sénégalais dominent souvent la possession, passent beaucoup de temps dans le camp adverse et figurent parmi les équipes qui tirent le plus au but dans cette Can. Une pression constante qui finit, la plupart du temps, par payer.
 
Le Mali, l’art de survivre
 
Le parcours du Mali répond à une logique presque opposée. Les Aigles n’ont remporté aucun match dans le temps réglementaire depuis le début du tournoi, mais ils sont parvenus à rester invaincus grâce à une succession de matchs nuls et à une qualification arrachée lors d’une séance de tirs au but.
Offensivement, le Mali figure parmi les équipes les moins prolifiques encore en course. En quatre rencontres, les Aigles n’ont inscrit que quelques buts, avec une moyenne inférieure à un but par match. Une difficulté chronique à convertir les occasions, qui freine leur progression dans le jeu.
Mais cette inefficacité est compensée par une rigueur défensive notable. Le Mali ferme bien les espaces, notamment dans l’axe, et parvient à maintenir des scores serrés, rendant les rencontres indécises jusqu’au bout.
Dans ce dispositif, Lassine Sinayoko concentre l’essentiel du danger offensif. Impliqué sur la majorité des buts maliens, il représente la principale arme des Aigles pour faire basculer le match sur une transition rapide ou une action isolée.
 
 
 
 
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