Ce n’était plus un secret ! Après une très longue campagne électorale, des négociations pour une candidature unique de l’Afrique de l’Ouest, en faveur d’Augustin Senghor, le candidat sénégalais a renoncé à ses envies et dit adieu à la présidence de la Confédération africaine de football (Caf) suite au «protocole de Rabat».
Un obstacle de moins pour Patrice Motsepe dans la course à la présidence de la Confédération africaine de football. À J-7 du scrutin (12 mars), l’un des quatre candidats déclarés, le Sénégalais Augustin Senghor, a annoncé le retrait de sa candidature. Une décision qui ne faisait plus guère de doute depuis que le Comité d’urgence de la Fédération sénégalaise de football, que le candidat préside, l’avait encouragé à valider le compromis de Rabat, qui lui réservait le poste de premier vice-président d’une Confédération qui serait dirigée par le magnat sud-africain, présenté comme un homme lige de Zurich. Après concertations avec les autorités sénégalaises et l’aval du Comité d’urgence de la Fsf lors de sa réunion qui s’est tenue mardi 2 mars 2021, tenant compte du contexte particulier de cette campagne, Augustin Senghor a décidé d’accepter la proposition consensuelle qui lui a été soumise par la Fifa, le Maroc et l’Égypte. Cela, dit-il dans son communiqué, «au nom de l’intérêt supérieur de l’unité du football africain que nous avons mis en avant dans notre profession de foi». Les parties ont également convenu que l’accord définitif devrait être conclu à Nouakchott en marge de la finale de la Can U20 de ce samedi 6 mars 2021.
«Le retrait de ma candidature, j’estime que c’est la bonne décision»
Expliquant les motifs de son retrait, Augustin Senghor parle de bonne décision. «Le retrait de ma candidature à la présidence de la Caf au profit d’un autre candidat ne sera pas partagé par tous pour des raisons diverses, j’en suis conscient. Mais j’estime que c’est une bonne décision, la bonne décision». Selon lui, «l’atteinte de l’objectif d’une Caf forte, unie, plus performante et plus attractive vaut tous les sacrifices, même celui du renoncement aux ambitions personnelles légitimes au profit d’un leadership collectif et participatif, seul gage d’une renaissance de la Caf attendue par tous les Africains». Poursuivant, le désormais ex candidat à la présidence de la Caf précise qu’il sera «totalement loyal à cette institution qu’est la Caf et à celui qui à partir du 12 mars 2021 l’incarnera afin de montrer à la face du monde que les valeurs de compétence, de la solidarité et d’esprit d’équipe existent bien dans la classe dirigeante du football africain, si nous acceptons tous de regarder dans la même direction et d’œuvrer pour le même objectif malgré nos différences et nos possibles divergences».