La présidence de la République du Sénégal a lancé un appel à candidature pour le recrutement d’un Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc). Ouvert à tous les Sénégalais, le processus de sélection prévoit une présélection sur dossier suivie d’un entretien avec un comité de recrutement. Les candidats ont jusqu’au 26 septembre 2026 pour déposer leur dossier.
Pas de temps à perdre. Quelques heures après le limogeage de Fadilou Keïta de la Direction générale de la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc), place au recrutement de son successeur. La présidence de la République a, en effet, lancé un appel à candidature pour pourvoir le poste de Directeur général de l’institution. Ouvert à tous les Sénégalais, le processus de sélection prévoit une présélection sur dossier, suivie d’un entretien avec un comité de recrutement.
Le Gouvernement du Sénégal lance le recrutement d’un nouveau Directeur général de la Caisse des Dépôts et Consignations (Cdc). Dans l’appel à candidature publié par la présidence de la République, il est rappelé que cette institution, qui est un établissement à caractère spécial, occupe « un rôle clé dans le développement économique et social du pays ».
La Présidence souligne que la loi n°2017-32 du 15 juillet 2017, fixant les règles d’organisation et de fonctionnement de la Cdc, lui confie notamment la mission de mobiliser « des fonds réglementés et des fonds d’épargne ou de retraite ou toute autre ressource d’investissement public ou privé ». L’objectif, selon l’appel, est de soutenir les politiques publiques et de contribuer à « bâtir un Sénégal plus résilient, inclusif et durable ».
La prise en charge de ces missions, poursuit le document, « requiert la mobilisation d’un capital humain hautement qualifié ». C’est dans cette perspective que le Gouvernement lance cet appel à candidature, ouvert « à tous les Sénégalais, conformément aux principes de transparence, d’égalité des chances et de mérite ».
Une direction exécutive aux responsabilités larges
Le Directeur général sera chargé d’assurer la direction exécutive de la Cdc. Il sera notamment responsable de la mise en œuvre des orientations stratégiques, du respect des engagements pris dans le Contrat de performance, de la gestion opérationnelle de l’institution ainsi que de sa représentation.
Dans le détail, le futur Directeur général devra assurer la direction opérationnelle de la Cdc en coordonnant l’ensemble de ses structures internes et de ses filiales. Il devra également veiller au déploiement et au suivi des outils de pilotage de la performance.
Le responsable sera par ailleurs chargé de garantir « une gestion rigoureuse, transparente et efficiente » des ressources humaines, financières et matérielles. Il devra veiller au respect des principes d’éthique et de déontologie ainsi qu’à la prévention des conflits d’intérêts au sein de l’institution. Il assurera enfin la représentation de la Cdc auprès de ses partenaires.
Mobilisation et gestion des ressources
L’appel à candidature détaille également les principales tâches et responsabilités attachées au poste. Le futur Directeur général devra notamment sécuriser, collecter, conserver et fructifier les fonds privés et publics provenant des consignations administratives, judiciaires ou conventionnelles.
Ces ressources proviennent également des professions juridiques, des cautions et garanties exigées par les marchés publics ou la réglementation, ainsi que des dépôts et fonds spécifiques de certains organismes publics.
Le responsable devra aussi transformer l’épargne et les ressources disponibles en investissements de longue durée et durables. Ces investissements devront notamment contribuer au financement de programmes de logements sociaux et de standing, mais aussi à la modernisation des infrastructures publiques.
La Cdc devra également, sous son pilotage, apporter un appui au développement économique et territorial à travers le soutien aux petites et moyennes entreprises (Pme), le financement de projets stratégiques et structurants ainsi que la fourniture de services bancaires et financiers.
Un Bac+5 et quinze ans d’expérience exigés
Sur le plan académique, les candidats doivent être titulaires au minimum d’un diplôme de niveau Bac+5. L’appel cite notamment le Master, le diplôme d’ingénieur, le Dess, le MBA ou un diplôme équivalent. La formation doit être dans les domaines de la finance, de la gestion de projets ou de programmes, ou dans tout autre domaine pertinent, avec une expertise avérée dans le management des organisations.
Pour l’expérience professionnelle, le profil recherché devra justifier d’au moins quinze années d’expérience professionnelle, dont cinq ans au minimum à des fonctions de direction ou de management. Le candidat devra également disposer d’une expérience significative en matière de levée de fonds et justifier d’une pratique avérée du dialogue avec les parties prenantes.
Gestion publique, finance internationale et leadership
L’appel fixe par ailleurs plusieurs exigences en matière de compétences techniques. Le futur directeur général devra avoir une bonne maîtrise de la gestion publique et une connaissance des mécanismes de gestion de projet. Il devra également comprendre les enjeux de la finance internationale et être capable de superviser des analyses techniques, économiques et juridiques complexes, puis d’en exploiter les résultats pour la prise de décision.
Sur le plan managérial, la Présidence recherche un candidat disposant d’un « leadership avéré » et capable de piloter des équipes pluridisciplinaires. Il devra être en mesure de définir une vision stratégique et de la décliner en actions opérationnelles.
Le profil devra aussi présenter de solides capacités d’analyse, de décision et d’arbitrage dans un environnement complexe. L’appel met également en avant « l’intégrité, le sens de l’éthique, la loyauté institutionnelle et l’orientation vers l’intérêt général », ainsi que d’excellentes aptitudes en communication, en négociation et en gestion de crise.
La maîtrise du français, aussi bien à l’oral qu’à l’écrit, est requise. Une bonne maîtrise de l’anglais est, pour sa part, souhaitée.
Les pièces exigées pour candidater
Le dossier de candidature devra comporter plusieurs pièces. Les postulants devront fournir une lettre de motivation datée et signée, adressée au ministre, secrétaire général de la présidence de la République.
Ils devront également joindre un curriculum vitae de trois pages au maximum, précisant notamment le budget et l’effectif les plus importants gérés au cours de leur parcours professionnel.
Le dossier devra aussi comprendre les copies certifiées conformes des diplômes et des attestations de travail jugés pertinents, ainsi que les coordonnées d’au moins trois références professionnelles.
Les candidats devront par ailleurs fournir une copie légalisée du certificat de nationalité et une copie d’une pièce d’identité en cours de validité, à savoir une carte nationale d’identité ou un passeport.
Une déclaration sur l’honneur est également exigée. Celle-ci devra attester de l’absence de condamnations incompatibles avec les fonctions, de l’absence de conflits d’intérêts ou de l’engagement à les régulariser avant la prise de fonction, ainsi que de la bonne moralité du candidat. Enfin, un projet directorial sera demandé aux candidats présélectionnés pour l’entretien.
La sélection se fera en deux étapes. La première consistera en une présélection sur dossier. Les candidats retenus à l’issue de cette phase seront ensuite convoqués à un entretien avec le comité de recrutement. La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 26 septembre 2026.
Sidy Djimby NDAO