La composition du cabinet du président de l'Assemblée nationale, Ousmane Sonko, continue de susciter des réactions. L'ancien député Cheikhou Oumar Sy s'est vivement insurgé contre la nomination de plusieurs anciens ministres au sein de l'administration parlementaire, dénonçant ce qu'il qualifie de « cabinet fictif » financé par les contribuables.
Dans une publication sur Facebook, l'ancien parlementaire tourne d'abord la situation en dérision. « À première vue, je pensais que c'était le classement de l'équipe du Maroc contre la France. Je me demandais où était le onzième joueur », ironise-t-il en référence à la liste des personnalités nommées par le président de l'Assemblée nationale. Selon Cheikhou Oumar Sy, ce cabinet constituerait un « gouvernement parallèle » dont le fonctionnement coûterait « au moins 200 millions de francs Cfa par an aux contribuables ».
L'ancien député critique également ce qu'il considère comme une contradiction entre les promesses de rupture portées par les nouvelles autorités et les pratiques observées. « La révolution a des réalités douces », écrit-il avec ironie, estimant que « l'élite du Projet » bénéficie d'un traitement privilégié. Il affirme en outre que les anciens ministres concernés continueraient à percevoir leur salaire ministériel pendant six mois, tout en occupant leurs nouvelles fonctions à l'Assemblée nationale.
Pour Cheikhou Oumar Sy, ces nominations alimentent le débat sur la maîtrise des dépenses publiques et la cohérence du discours de gouvernance prôné par les nouvelles autorités. Il résume sa critique en une formule lapidaire : « Un mandat, mille revirements », conclut-il.
Fatou DIOP