Les fêtes du travail, le 1er mai, se suivent et se ressemblent au Sunugaal. Depuis Léo-poète, Njool et la participation responsable, jusqu’à Niangal, Serigne Ngoundou et le Pacte de stabilité sociale, en passant par Njomboor, les travailleurs n’ont eu cesse de déposer des cahiers de doléances. Lesquels cahiers, à la virgule près, n’ont pas tellement changé. Les mêmes ritournelles d’augmentation de salaires, de protection du pouvoir d’achat, de préservation et de création d’emplois, de retraite à 65 ans, reviennent chaque année sur la table du chef de l’Etat. Plus grave, ceux qui portent ces revendications, non plus, n’ont pas changé. Ce sont pratiquement les mêmes leaders, excepté les décédés, qui viennent plaider la cause des travailleurs. Ces vieux briscards qui traversent les régimes depuis des décennies n’ont plus la hargne nécessaire pour mener les troupes au combat. Surtout que la Pacte de stabilité vient inhiber toute velléité de leur part. Et même si l’aiguillon combatif des syndicats de base les pousse à ruer quelquefois dans les brancards, la subvention qui tombe les renvoie dans la léthargie. Pour dire que ce 1er mai 2026, les pancartes et les slogans fleuriront encore comme le muguet lors des défilés, sans plus.
Waa Ji