Exit l’entrée en sixième. Le sésame qui conduisait de l’élémentaire au secondaire est rayé de la carte scolaire. Désormais, ce sera du tout-venant pour remplir les collèges. Tant mieux, si Sunugaal dispose de l’infrastructure pour accueillir tout ce beau monde et des enseignants (non-grévistes) pour les former. Une vraie gageure toutefois, puisque, déjà, les Cem sont bondés à Ndakaaru et sa banlieue, où des potaches se mettent à trois en classe. S’il faut réformer, ne faudrait-il revenir à la formule des premières années de l’indépendance ? Au primaire, on cherchait à avoir le must, c’est-à-dire « la Bourse », examen qui permettait une entrée en sixième graduée suivant le mérite et l’âge, pour aller à Van Vo, Blaise Diagne. Ou le centre d’apprentissage (de métiers) abrité par le lycée Delafosse. Surtout que tous les élèves de Cm2 ne passaient pas « la Bourse », une sélection était opérée par l’instit qui présentait la crème de sa classe. Pour dire qu’au lieu de faire du collège un fourre-tout où est distillé un enseignement général de peu d’utilité, essayons dès le primaire de détecter les vocations de nos enfants et, surtout, de mettre le curseur sur la formation professionnelle et technique.
Waa Ji