Boomerang: Versailles



La guerre mondiale contre le coronavirus s’enlise et s’éternise, empilant ses victimes dans le camp des humains. Et chez nous, au Sunugaal, l’hécatombe se profile avec cette deuxième vague. D’autant que l’état-major peine à mobiliser les troupes, particulièrement la piétaille sur laquelle s’acharne l’invisible ennemi. En effet, à y regarder de près, c’est dans les lieux de commerce ambulant comme le Plateau de Ndakaaru, la ville sainte de Touba et son marché Ocas ou la ville de Mbossé capitale du bassin arachidier que sont portés les coups dévastateurs du Covid-19. Mais c’est par les moyens de transport que sont disséminés les germes du virus, lorsque le matin, mis surtout le soir, les Goorgoorlu s’agglutinent dans les bus bondés pour aller ou revenir du boulot. Alors, que penser des mesures du ministre des Transports ? Disons que c’est du pis-aller et elles dénotent un déphasage terrible de nos autorités par rapport aux réalités sunugaaliennes. Car, comment peut-on interdire des passagers debout dans un «Ndiaga Ndiaye», ce moyen de transport qui n’a que des places assises jusqu’au «Versailles» ? Ouvrez les yeux et prenez avec courage les bonnes décisions. On ne combat pas le Covid avec des demi-mesures.
Waa Ji
LES ECHOS

Dans la même rubrique :