Boomerang: Mouise



En cette fin d’année kafkaïenne, le dilemme est plus que cornélien, il est pour tout dire covidien. He oui, cette ultime semaine de l’année finissante, en temps normal, était bruissante de projets de ripailles, d’agapes et de galipettes. Mais, sous la férule du coronavirus, la communauté de l’enchantement que constituent les artistes, musiciens et autres adeptes des planches et des pistes, est dans une mouise profonde. D’où leur révolte inédite, sur cette place de la Nation, mur des lamentations auquel ils ne participaient qu’à travers les sonos des manifs. Aujourd’hui, ils en ont assez de mourir, ils veulent vivre…avec le virus dans leurs boites de nuit, leurs salles de théâtre, quelles qu’en soient les conditions. A ce titre, la promesse d’une solution portée par un des leurs, en même temps proche de Niangal, si elle n’était pas tenue, pourrait conduire à une fracture irrémédiable. Autre front du même combat, le ministre des Sports pourra-t-il faire avec la lutte ce qu’il n’a pas fait avec le foot ? La fin d’année risque en tout cas d’être chaude, balançant entre le besoin de festoyer comme d’habitude et le risque d’explosion covidienne en latence. C’est quand même Noël !
Waa Ji
LES ECHOS

Dans la même rubrique :