Boomerang: Cirage



Demain, forcément, il fera jour. Une lapalissade. Mais, dans le cirage qui sert de milieu ambiant aux Sunugaaliens, tout devient flou. Et tout à tendance à prendre des allures de mirage. Comme ce deadline au pouvoir de Niangal, fixé à 2024. Sinon, comment comprendre cette frénésie à déconstruire toute l’architecture institutionnelle bâtie de longue date ? «Gan du tabax» dit le dicton wolof. Et même s’il n’y passe pas ses nuits ou n’engage des travaux d’agrandissement de la maison blanche de l’avenue Senghor, Prési est en train de s’y barricader, en vue d’un long siège institutionnel. Le pouvoir ne fait pas que migrer totalement à la Présidence, on compte l’y perpétuer (ad vitam aeternam ?). Si le resserrement annoncé reste virtuel au gouvernement, le Shadow Cabinet du palais s’étoffe de faucons irréductibles. Il y aura désormais le gouvernement des ministères et de la paperasserie, en-dessous de celui de la Présidence et des décisions. Exit Seydou Guèye, Moustapha Diakhaté, qui ont dit ce qu’il ne fallait pas dire : ce mandat est le 2ndet dernier de Niangal. En tout cas, l’homme de «en principe», à défaut des sceaux, garde ses ciseaux de tailleur. Bouteille d’encre.
Waa Ji

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