Boomerang: Adéquation



L’option du pouvoir d’interdire les rencontres politiques du chef rebelle Salif Sadio est loin d’être une réponse adéquate. Car elle s’appuie sur l’étalage de la force militaire, afin d’obliger les maquisards à rester dans la forêt et à ne pas s’aventurer loin de leurs sanctuaires, dans les centres urbains et les villages pour prêcher la «bonne parole» indépendantiste. Il faut dire que cette offensive médiatique et communicationnelle du chef de Atika, au nom d’un accord paraphé avec l’Etat, a quelque peu perturbé la quiétude des autorités. Puisque la remise sur pied des comités du Mfdc, enclenchée à l’occasion, contribue sans conteste à une massification d’un mouvement qui était apparemment en perte de vitesse. Or, ces mesures d’interdiction pourraient produire un résultat contraire à celui escompté, en renforçant la sympathie des populations casamançaises éprouvée à l’endroit du Mfdc. Surtout, par ces temps où le pouvoir de Niangal, échaudé par un recul politique de son camp dans la zone, met un peu en veilleuse les actions de développement. En tout cas, donner une réponse militaire à une action politique est loin de contribuer à résoudre un conflit qui s’éternise.
Waa Ji
 

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