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BUDGET DES INSTITUTIONS ET DES MINISTERES DANS LE PLFI 2027 : Diomaye s'enrichit de 19,3 milliards et déleste Sonko de 1,2 milliard




 
 
 
 
 
Dans le budget 2027, les crédits octroyés à la présidence de la République ont connu une hausse de 19,3 milliards francs Cfa, tandis que les ressources allouées à l’Assemblée nationale ont été délestées de 1,2 milliard. Suite à la fusion des ministères des Finances et de l’Economie, Cheikh Diba voit ses crédits augmenter de près de 300 milliards pour s’établir 1019 milliards francs Cfa.
 
 
 
 
 
Il ressort du Projet de loi de finances initiale (Plfi) de l’année 2027 que le budget de la présidence de la République est ressorti en hausse de 19,3 milliards francs Cfa, projeté à 223,8 milliards francs Cfa en crédits de paiement contre 204,5 milliards en 2026. Le budget de la Présidence est réparti en trois programmes dont 183,3 milliards pour le programme présidence de la République composé de : dépenses de personnel (19,7 milliards) ; acquisition de biens et services (8,2 milliards), transferts courants (83,6 milliards) ; transferts en capital (60,1 milliards) et investissements exécutés par l’État (11,6 milliards). Le second Programme concerne les frais de contrôle des entreprises publiques pour une dotation financière de 800 millions et enfin le programme fonds intergénérationnel doté de 39,7 milliards. Les ressources budgétaires au niveau de la Primature ont également connu une légère hausse de 1,4 milliards passant d’un budget de 30,9 milliards en 2026 à 32,3 milliards en 2027. Par contre, le budget de l’Assemblée nationale qui s’élevait à 22,3 milliards en 2026 s’établit à 21,1 milliards en 2027, soit une baisse de 1,2 milliard. En effet, 17,7 milliards du budget de l’Assemblée représentent les transferts courants. Les budgets des autres institutions sont restés stables avec parfois de légères variations. Le budget du Conseil constitutionnel est projeté à 1,5 milliard, soit une légère hausse de 200 millions par rapport à 2026. Celui de la Cour suprême est ressorti à 4,6 milliards et 13 milliards pour la Cour des comptes.
 
Le Mefp se taille la part du lion, Déthié Fall délesté de 114 milliards
 
S’agissant de la répartition des crédits aux différents ministères, pour le budget 2027, c’est le ministère de l’Economie, des Finances et du Plan qui se taille la part du lion avec des crédits projetés à 1019 milliards, soit une hausse de près de 300 milliards par rapport au budget réuni des deux ministères (721 milliards) en 2026 dont 781,8 milliards pour le ministère des Finances et du Budget et 39,2 milliards pour le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération. Pendant ce temps, le ministère des Infrastructures dirigé par Déthié Fall qui trônait sur un budget de 716,1 milliards en 2026 se voit délester de 114,9 milliards et se retrouve avec un budget – tout de même conséquent- de 601,2 milliards francs Cfa.
 
980,8 milliards pour l’éducation nationale
 
Dans cette répartition des crédits, le ministère de l’Education nationale se retrouve aussi avec des crédits conséquents de 980,8 milliards même si c’est en baisse de moins de 10 milliards. Le budget du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation culmine à 303,7 milliards et celui de l’Emploi et de la Formation professionnelle et Technique à 289,2 milliards. Le ministère de l’Énergie et du Pétrole délesté des Mines est projeté à 64,2 milliards contre 130 milliards en 2026, lorsque ces trois départements étaient regroupés. Le ministère de l’Urbanisme, des Collectivités territoriales et de l’Aménagement des territoires est projeté à 215,1 milliards contre 250 milliards en 2026. Le ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement dirigé par Cheikh Tidiane Dièye est également ressorti en baisse et passe de 244,8 milliards en 2026 à 218,4 milliards dans le budget de 2027. Le budget du ministère de la Famille de l’Action sociale et des Solidarités est ressorti à 230,6 milliards ; celui de la Santé et de l’Hygiène publique à 246,6 milliards et celui de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage à 244,7 milliards.
 
M. CISS 
 
 
 
 
 
 
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