BRAS DE FER SOCIAL CONTRE LE GOUVERNEMENT : Le G20 désavoue Ousmane Sonko et annonce la reprise imminente de la lutte




 
Les secrétaires généraux et plénipotentiaires des syndicats membres du G20 montent au créneau. Après la communication du Premier ministre Ousmane Sonko à l’Assemblée nationale, lors de la séance de questions d’actualité, la plénière syndicale exprime un profond désaccord et annonce le retour à la lutte «sous toutes ses formes».
 
La sortie du chef du gouvernement à l’Assemblée nationale n’a pas plu aux secrétaires généraux des syndicats membres du G20. Pour les responsables syndicaux, la crise scolaire et universitaire actuelle illustre une dégradation profonde du système. Ils estiment que les difficultés accumulées, «retards administratifs, rappels impayés, surimpositions, déficit d’enseignants, abris provisoires, effectifs pléthoriques» sont intolérables. S’ils reconnaissent certaines avancées, notamment « la signature et la publication au Journal officiel des décrets relatifs aux agents non-fonctionnaires dits décisionnaires», ils jugent «ces mesures insuffisantes face aux défis structurels».
 
 
Les ponctions salariales, la goutte de trop
 
La décision du gouvernement de procéder à des ponctions sur les salaires du mois de février de certains enseignants pour fait de grève a été perçue comme une provocation. «Cette décision est contreproductive et hautement contestable». Ils préviennent qu’une telle approche coercitive risque d’envenimer davantage la situation sociale.
Face à cela «la plénière des secrétaires généraux annonce la reprise de la lutte syndicale sous toutes ses formes, pour une résolution diligente des préoccupations des enseignants et de l’école». Dans un souci de légalité, «un préavis de grève sera déposé dans les prochains jours». Les responsables syndicaux estiment que «le temps des attentes silencieuses est révolu». Ils soutiennent que «seule une prise en charge sérieuse, concertée et rapide des revendications permettra d’éviter une paralysie prolongée du système éducatif».
 
 
 
Fatou DIOP
 
 
LES ECHOS

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