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BRAS DE FER GOUVERNEMENT/SYTJUST-UNTJ 90% du protocole sont exécutés ; le point d’achoppement c’est le reclassement, selon Me Moussa Sarr




 
 
 
Le gouvernement du Sénégal a tenu hier une rencontre avec la presse pour éclairer l’opinion sur la situation entre l’Etat et les syndicats des travailleurs dont certains envisagent d’aller en grève les 21, 22 et 23 octobre prochain. Dans le secteur de la justice, Me Moussa Sarr a rendu compte du protocole d’accord signé entre l’Etat et les syndicats des travailleurs de la justice. Selon le ministre de la Justice, 90% du protocole est exécuté ; mais le point d’achoppement reste le reclassement des travailleurs de la justice. Entre proposition de l’Etat et contre-proposition des travailleurs, il y a le dialogue prôné par le ministre de la Justice qui se dit optimiste.
 
 
 
 
 
Pour éclairer sur le climat quelque peu délétère avec les syndicats des travailleurs, mais également sur la grève prévue les 21, 22 et 23 octobre prochain, le gouvernement a rencontré la presse hier ; plusieurs ministres ont participé à la conférence de presse. Dans le domaine de la justice, Me Moussa Sarr a rendu compte de la situation qui prévaut entre l’Etat et les travailleurs de la justice et les greffiers, notamment le syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust) et l’Union nationale des travailleurs de la justice (Untj). Selon le ministre de la Justice, les parties se penchent sur un protocole d’accord dont le fondement constitue le décret 2019-575 du 5 février 2019 portant réorganisation des corps et des carrières des travailleurs du syndicat des travailleurs de la justice (Sytjust). A ce jour, informe Me Sarr, 90% du protocole d’accord sont exécutés. Ledit protocole signé en 2019 n’a pourtant été mise en exécution qu’en 2025. C’est le 7 août 2025 que la mise en exécution a été entreprise. A en croire Me Moussa Sarr, le point d’achoppement constitue le reclassement. Le gouvernement a fait une simulation pour voir, en termes de rémunération, quelle est la situation. Ainsi, ils ont constaté qu’il y a une « réévaluation significative des rémunérations dont le montant le plus faible est 200.000 francs », selon Me Sarr. Du coup, le gouvernement a proposé un reclassement sur la base de l’indice égal ou immédiatement supérieur « conformément à la loi et à la pratique administrative ». Cette proposition ne convenant aux travailleurs de la justice, ces derniers ont fait une contre-proposition, en proposant un reclassement en gardant leurs grades. Le ministère du travail a trouvé qu’il n’était pas possible de satisfaire à cette proposition, d’abord parce qu’il fallait éviter la jurisprudence et donner l’opportunité à tous les autres corps de faire la même demande ensuite parce qu’elle était sans fondement légal. Les syndicalistes avaient promis de consulter la base, selon le ministre, mais finalement ils sont revenus pour camper sur leur position.
Auparavant, le ministre de la Justice a précisé que pendant 6 mois, précisément de décembre 2025 à mai 2026, conformément au protocole, 546 agents des travailleurs de la justice ont subi une formation au niveau du centre de formation judiciaire (Cfj). Ce, en exécution du protocole dont aucune mesure n’a été prise jusque-là. Les agents ont été évalués, ils ont eu leurs diplômes et les attestations ont été signées. Aujourd’hui, leur reclassement selon le modèle proposé par le syndicat constitue le point de désaccord. Cependant, Me Moussa Sarr souligne que le gouvernement est optimiste quant à un consensus et reste ouvert au dialogue.
 
 
 
Alassane DRAME
 
 
LES ECHOS

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