Diomaye est déterminé, même s’il n’en donne pas l’air. En conseil des ministres hier, le président de la République a demandé au Premier ministre de prendre les dispositions juridiques et administratives nécessaires à la mise en œuvre des politiques, programmes et projets publics inscrits dans les projets de loi de finances rectificative 2026 (Lfr) et de loi de finances 2027 (Lfi) déposés à l’Assemblée nationale. Le chef de l’État a notamment demandé une évaluation intégrale de la mise en œuvre du Plan de redressement économique et social (PRES). Il veut également un état des lieux du déploiement des projets prioritaires de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050.
La situation de blocage de la Lfr et, en perspective, de la Lfi ne plaît apparemment pas au chef de l’Etat. En conseil des ministres hier, Bassirou Diomaye Faye a demandé au Premier ministre de prendre les dispositions juridiques et administratives nécessaires à la mise en œuvre des politiques, programmes et projets publics inscrits dans les projets de loi de finances rectificative 2026 et de loi de finances 2027 déposés à l’Assemblée nationale. Comme s’il pressentait quelque chose, le président de la République a demandé une évaluation intégrale de la mise en œuvre du Plan de redressement économique et social (PRES). Il veut également un état des lieux du déploiement des projets prioritaires de l’Agenda national de Transformation Sénégal 2050.
Dans le même temps, le gouvernement est appelé à engager des actions concertées pour relancer les activités économiques et les chantiers à l’arrêt. L’instruction présidentielle concerne également l’accélération des projets de construction et d’équipement des établissements publics de santé, des universités, des Instituts supérieurs d’enseignement professionnel (ISEP) et des écoles modernes. Les secteurs de l’eau et de l’électricité figurent également parmi les priorités. Le président demande d’accélérer les projets d’électrification rurale et d’hydraulique, avec une attention particulière au Grand Transfert d’Eau (Gte) vers l’agglomération de Touba-Mbacké ainsi qu’au nouveau programme de forages multivillages.
Autre dossier jugé urgent : la dette intérieure. Diomaye demande son apurement rapide. Le financement des campagnes de commercialisation des produits agricoles et horticoles doit également être renforcé. Le Président a par ailleurs demandé un bilan d’étape du New Deal Technologique et l’accélération de la rationalisation des secteurs public et parapublic.
Le dialogue social comme levier de stabilité
La stabilité sociale constitue un autre axe majeur de la communication présidentielle. Bassirou Diomaye Faye souhaite que la relance économique se fasse dans un climat social apaisé, fondé sur la confiance et la responsabilité. Il a ainsi demandé au gouvernement de poursuivre le dialogue avec les centrales syndicales afin de parvenir à des consensus durables. Le Premier ministre est chargé d’assurer une supervision rapprochée de ce dialogue.
Autre volet de la communication présidentielle, l’artisanat. Après son audience avec les présidents des Chambres de métiers et leur Union nationale, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de faire du secteur un pilier de l’entrepreneuriat national. Il met en avant la valorisation des savoir-faire, la formation professionnelle, l’apprentissage, l’insertion et la création d’emplois, mais aussi la promotion du « Made in Sénégal » et du « Consommer local ». Le président demande ainsi le recensement général des artisans et leur enrôlement afin de faciliter leur professionnalisation et leur accès aux mécanismes d’accompagnement et de financement.
L’accès des artisans à la commande publique doit également être amélioré. À cet effet, il préconise une restructuration complémentaire de l’Agence de promotion et de développement de l’artisanat (APDA) et du Projet mobilier national. Bassirou Diomaye Faye souhaite en outre que soit étudiée, à court terme, la création d’un Fonds spécial pour le financement de l’artisanat. Il demande également la modernisation des infrastructures et équipements des Chambres de métiers et la régularisation foncière des sites abritant les villages artisanaux.
Un Conseil interministériel consacré au développement de l’artisanat devra être organisé avant la fin de l’année 2026.
Sécurité civile, chaque département avec une compagnie
Après l’inauguration, le 24 octobre, de la 15e Compagnie des sapeurs-pompiers au Pôle urbain de Diamniadio, le chef de l’État a demandé l’intensification de l’exécution du Plan de transformation de la Bnsp. Dans cette perspective, le président considère comme urgente la nécessité de doter chaque département d’une compagnie d’incendie et de secours opérationnelle. Il demande une révision du cadre juridique et institutionnel de prévention et de gestion des accidents de la route ainsi qu’une actualisation des dispositifs d’organisation de la gestion des crises et des secours.
Sur les Joj, e président Faye a rappelé que la cérémonie se déroulera en présence de plusieurs chefs d’État et de gouvernement ainsi que du public.
Fatou DIOP