Le Sénégal entre dans le vif des éliminatoires de la Coupe du monde Fiba 2027 avec la réception de la deuxième fenêtre à Dakar. Portés par leur public, les Lions ambitionnent de réussir un sans-faute au stadium Marius Ndiaye face à des adversaires directs comme la Côte d’Ivoire, le Congo démocratique et Madagascar.
Le Sénégal accueille la deuxième fenêtre des éliminatoires de la Coupe du monde Fiba 2027 du 26 février au 1er mars au stadium Marius Ndiaye. Premier rendez-vous pour les Lions : ce jeudi 26 février à 21h face à la Côte d’Ivoire, dans une salle qui s’annonce bouillante.
Les Lions affronteront successivement la Côte d’Ivoire, le Congo et Madagascar avec la ferme intention de se positionner idéalement avant la prochaine phase prévue en juillet. Porté par son public, le Sénégal veut frapper fort dès cette deuxième fenêtre et se rapprocher un peu plus du Mondial 2027.
Desagana Diop : « faire le plein à domicile »
Le sélectionneur Desagana Diop a affiché sa satisfaction de retrouver un groupe engagé et conscient des enjeux. « C’est toujours bien de retrouver des jeunes motivés et conscients des enjeux », a-t-il confié. Sur les joueurs convoqués, huit ont participé au dernier Afrobasket, un atout majeur en termes de continuité et d’automatismes.
La préparation a débuté en début de semaine avec trois séances programmées (lundi, mardi, mercredi). Les systèmes de jeu ont été transmis sous la coordination du staff technique, notamment par le deuxième assistant Amadou Mbodj. Comme souvent lors des fenêtres Fiba, le temps reste limité. « On n’a pas beaucoup de séances d’entraînement », a rappelé le technicien, tout en soulignant que l’ossature du groupe est restée intacte et que les joueurs sont en rythme dans leurs clubs.
Quelques absences sont cependant à déplorer. Amar Sylla (mollet) et Mbaye Ndiaye (main) sont forfaits sur blessure. Brancou Badio manquera le premier match face à la Côte d’Ivoire en raison d’un engagement avec son club. Ibrahima Diallo est, lui, retenu par un problème de visa, tandis que Babacar Diallo n’a pas été libéré par son université. Makhtar Guèye, actuellement sans club, n’a pas été retenu.
Malgré ces contraintes, Desagana Diop reste confiant : « Brancou est notre meilleur joueur, mais les autres sont capables de faire le travail. » L’objectif est clair : faire le plein à domicile.
Jean-Jacques Boissy : « jouer tous les matchs comme des derbys »
Champion et MVP de la BAL 2025, Jean-Jacques Boissy affiche un mental conquérant. « On sort d’un Afrobasket qui n’a pas été en notre faveur. Il faut continuer le travail entamé depuis des années », a-t-il déclaré.
Conscient de la progression du basket africain, le meneur d’Al Ahly Benghazi prévient : « il n’y a plus de petites équipes. On va jouer tous les matchs comme des derbys et se donner à fond. » Concernant l’absence de Brancou Badio lors du premier match, Boissy se veut rassurant : « d’autres seront là pour le relayer. »
Évoluer au stadium Marius Ndiaye représente aussi une fierté particulière : « depuis tout petit, on rêvait de jouer ici avec l’équipe nationale. C’est un rêve de venir jouer ici. »
Kara Sène jeune et ambitieux : « la concurrence me motive »
À 19 ans, Kara Sène s’apprête à vivre sa première compétition officielle avec les Lions seniors. Le pensionnaire du championnat néerlandais savoure l’instant. « C’est un plaisir d’être ici, avec des joueurs expérimentés. On se prépare bien, avec du sérieux et de l’intensité », a-t-il expliqué.
Déjà présent lors du stage de préparation à Valence avant l’Afrobasket 2025, le jeune intérieur ne se sent pas dépaysé. « Si le coach m’a appelé, c’est que j’ai ma place. La concurrence me motive. Je vais donner le maximum si je rentre. »
Pape Moustapha Diop : « l’avantage du terrain doit se faire sentir »
Le meneur de la JA Vichy, Pape Moustapha Diop, aborde cette fenêtre avec ambition et maturité. « On va prendre ces éliminatoires comme tous les autres matchs. On a l’avantage de jouer chez nous, donc on va prendre match par match et essayer de remporter les trois rencontres », a-t-il affirmé.
Représentant de la nouvelle génération, il assume la transition en cours : « le basket, c’est par cycles. Certains joueurs ont fait leur temps. Nous sommes une nouvelle génération qui arrive. On laisse le passé derrière nous et on se concentre sur cette campagne. »
Pour lui, l’atout du public doit être déterminant : « toute la population sera présente, donc on va tout donner. On demande aux Sénégalais de venir nous soutenir, de savoir que ce sont leurs fils qui jouent. L’avantage de jouer à domicile doit vraiment se faire sentir. »
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