27 longues minutes, c’est la durée du combat de rois entre BG2 et B52. Un goût d’inachevé, auquel les amateurs de lutte ont assisté ce samedi à l'arène nationale. Balla Gaye 2 averti cinq fois, c’est finalement Bombardier qui remporte le drapeau El Hadji Mansour Mbaye par décision arbitrale.
Après Eumeu Sène-Lac de Guiers 2, Tapha Tine-Boy Niang, le combat Balla Gaye-Bombardier aussi fait partie de ces grands chocs qui se solde par avertissements. Pour cette deuxième rencontre entre le B52 et Balla Gaye 2, c’est le Mbourois qui a encore pris le dessus après avoir dominé le fils de Double Less. Balla Gaye 2 a eu cinq avertissements. C’était samedi à l’arène nationale que le B 52 de Mbour et le lion de Guédiawaye se sont livrés à un duel décevant devant les nombreux amateurs de lutte. Ces derniers attendaient d’être servis avec cette belle affiche entre Balla Gaye 2 et Bombardier, mais le combat n’a pas été à la hauteur des attentes. Une manière téméraire, avec technique limpide et une hargne qui dépassaient ses adversaires qu'il battait à plate couture. Contre un Bombardier vieillissant (45 ans), Balla Gaye 2 s'est montré inoffensif. Pire, le fils de Double Less a été nettement dominé par un adversaire qui avait déjà réussi à le terrasser derrière la première ligne de délimitation. Une chute que l'arbitre n'a pas validée.
Le plus énervant et stressant pour les supporters des deux camps, surtout ceux de Balla Gaye venus beaucoup plus nombreux, est la passivité des prétendants qui ont procédé à des balancements de bras à distance. Ce qui a poussé l’arbitre Sitor Ndour à donner des avertissements. Les deux corps à corps qui ont eu lieu lors de cette confrontation n’ont pu départager les deux lutteurs qui ont manqué d’inspiration après s’être accrochés plusieurs minutes. Balla Gaye aura le mérite d’envoyer son adversaire chez «Ardo», le médecin du Cng après un coup qui l’a fait saigner des lèvres. Accumulant les avertissements, Balla Gaye 2 a finalement été déclaré perdant devant Bombardier pour avoir écopé de cinq avertissements. Bombardier, de son côté, n’avait pris que trois avertissements pour passivité.