Dans son édition du 21 avril dernier, Les Échos faisait état de problèmes que traversait le Sénégal avec la Banque africaine de développement (BAD), à cause des décaissements bloqués. La situation n'a toujours pas évoluée. Jusqu'à hier en tout cas, c'était la même situation. Ce gel, décidé par un partenaire stratégique dont le portefeuille est estimé à 1 630 milliards de francs CFA, fragilise 39 projets essentiels, notamment dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. Le blocage des fonds entraîne des conséquences graves qui se font déjà sentir à plusieurs niveaux. Sur le plan humain, les agents impliqués dans ces programmes vivent une situation critique, étant « sans salaire depuis plus de trois mois, avec tout ce que cela engendre sur le plan social ». Du côté des entreprises, le choc est tout aussi brutal : incapables d’exécuter les marchés obtenus faute de paiements, certaines se retrouvent lourdement endettées auprès des banques et plongées dans une « situation encore pire ». Par ricochet, les chantiers nationaux accusent des retards inévitables, une situation en contradiction avec la politique de « tolérance zéro » prônée par le gouvernement pour les délais de livraison. L'attitude des autorités est vivement critiquée. Nos partenaires interlocuteurs dénoncent un silence persistant, affirmant que « du côté du gouvernement, c’est l’omerta la plus absolue », dans la mesure où « la Direction de l’Ordonnancement des dépenses publiques (Dodp) […] ne communique pas et n’avance aucune date pour la fin de cette situation ».
Affaire BAD / État du Sénégal : les fonds toujours pas décaissés
Dans son édition du 21 avril dernier, Les Échos faisait état de problèmes que traversait le Sénégal avec la Banque africaine de développement (BAD), à cause des décaissements bloqués. La situation n'a toujours pas évoluée. Jusqu'à hier en tout cas, c'était la même situation. Ce gel, décidé par un partenaire stratégique dont le portefeuille est estimé à 1 630 milliards de francs CFA, fragilise 39 projets essentiels, notamment dans l’agriculture, l’énergie et les infrastructures. Le blocage des fonds entraîne des conséquences graves qui se font déjà sentir à plusieurs niveaux. Sur le plan humain, les agents impliqués dans ces programmes vivent une situation critique, étant « sans salaire depuis plus de trois mois, avec tout ce que cela engendre sur le plan social ». Du côté des entreprises, le choc est tout aussi brutal : incapables d’exécuter les marchés obtenus faute de paiements, certaines se retrouvent lourdement endettées auprès des banques et plongées dans une « situation encore pire ». Par ricochet, les chantiers nationaux accusent des retards inévitables, une situation en contradiction avec la politique de « tolérance zéro » prônée par le gouvernement pour les délais de livraison. L'attitude des autorités est vivement critiquée. Nos partenaires interlocuteurs dénoncent un silence persistant, affirmant que « du côté du gouvernement, c’est l’omerta la plus absolue », dans la mesure où « la Direction de l’Ordonnancement des dépenses publiques (Dodp) […] ne communique pas et n’avance aucune date pour la fin de cette situation ».
LES ECHOS
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