Après plus de neuf mois dans les liens de la détention, Farba Ngom a fait face au juge d’instruction, hier, pour la première fois, pour être entendu. Accompagné de ses avocats, le député-maire de Agnam a répondu à toutes les questions du juge, selon ses avocats, avec la plus grande clarté. Plusieurs militants, sympathisants et camarades de Farba Ngom se sont mobilisés pour lui témoigner leur soutien et réclamer sa libération.
Arrivé au Pool judiciaire financier à bord d’une ambulance, Farba Ngom a fait face au juge d’instruction encadré par ses avocats. Selon Me Baboucar Cissé, l’audition s’est déroulée dans d’excellentes conditions : «Farba Ngom a répondu à toutes les questions qui lui ont été posées aussi bien par le juge d’instruction que par le procureur». D’après l’avocat, à cause de son état de santé fragile, «le juge lui accordait de temps en temps des pauses, parce qu’il respirait difficilement. Il lui a même permis de prendre ses médicaments».
«Aucune question relative au détournement de deniers publics ne lui a été posée»
Amer, Me Cissé révèle : «voilà 10 mois que Farba Ngom patiente malgré sa maladie. Cette audition était donc un moment crucial pour lui, raison pour laquelle il a apporté des réponses adéquates à toutes les questions qui lui ont été posées dans la plus grande sérénité et clarté», dit-il avant d’afficher son optimisme. «Nous sommes confiants par rapport à la suite de cette affaire, parce que nous estimons que les faits qui sont reprochés à Farba Ngom ne sont pas établis. Il n’y a pas de détournement dans ce dossier. En tout cas, aucune question relative à un détournement de deniers publics ne lui a été posée, ni par le juge d’instruction encore moins par le Procureur», fait savoir Me Baboucar Cissé, qui rappelle que l’état de santé de son client se dégrade de jour en jour.
Nd. Kh. D. F
Mbaye Ndiaye : «avec sa santé fragile, sa détention, c’est une condamnation à mort»
Les souteneurs de Farba Ngom étaient nombreux hier devant les locaux du Pool judiciaire financier où ce dernier était auditionné. En plus des simples militants et sympathisants, certaines personnalités ont fait le déplacement pour dénoncer la détention du député-maire de Agnam. Mbaye Ndiaye, l’ancien ministre de l’Intérieur, a tenu à manifester son soutien à Farba Ngom. «Comme tous les Sénégalais épris de justice, j’ai tenu à me déplacer pour montrer notre désarroi face à la situation que vit notre camarade et ami Farba Ngom. C’est un homme foncièrement bon, attaché aux bonnes valeurs, un vrai croyant qui ne mérite pas du tout ce qu’on lui fait subir», fait savoir Mbaye Ndiaye qui assimile son incarcération à une condamnation à mort.
BABACAR GAYE
«Pastef est un danger pour le Sénégal»
Babacar Gaye pense qu’il est temps que Farba soit libéré : «je pense qu’au sortir de cet entretien, le député-maire de Agnam sortira libre. Quand on fait 9 mois de prison, même si on avait fauté, on a payé une partie de sa chair, une partie de sa liberté», déclare Babacar Gaye.
Selon Babacar Gaye, le seul bilan de ce régime, ce sont les arrestations des voix discordantes. «Tout le monde doit se mobiliser afin de rétablir la démocratie sénégalaise qui a été bafouée. Pastef est un danger pour le Sénégal», assure-t-il.
Babacar Gaye de prévenir par la même occasion Ousmane Sonko et tous ses souteneurs : «qu’il se fasse une religion, il ne peut participer à aucune élection. Il n’est simplement pas éligible. Nous connaissons tous le véritable but des rassemblements qu’il organise. Qu’ils essaient simplement de faire modifier les textes par l’Assemblée nationale, ils feront face à la détermination des Sénégalais», prévient-il.
NKDF