« Le plus souvent quand des scandales d'État se révèlent, il s'opère toujours une sorte de manipulation », a d’emblée lancé Me Boubacar Koita, qui revient, dans la foulée, sur la célèbre citation de l’ancien ministre de l’Intérieur français, Charles Pasqua, qui disait : « Lorsqu'une affaire vous gêne, le bon réflexe consiste à créer une affaire dans l'affaire. Si ça ne suffit pas, vous créez une affaire dans l'affaire de l'affaire, jusqu'à ce que personne n'y comprenne plus rien ». C’est cette méthode, dit-il, qui a été utilisée avec ces différentes affaires qui concernent son client. Cependant, avec moins de bonheur, argue-t-il. « Quand on parle de Asergate, c’est un projet lié à Aee Power. Que vient faire Intermaq ? Que vient faire le projet Passant ? On a créé une coïncidence. Lorsque vous lisez la déclinaison des événements, vous vous rendez compte que cette coïncidence ne doit absolument rien au hasard. Ça a été fait et ça a été savamment entretenu », fait remarquer l’avocat. Poursuivant, il révèle que c’est dans le contexte de ce dédoublement (Asergate-Aee Power ; Intermaq – intermaq 2012 ; Passant – Iteyka, qu'est intervenu le nom de Saïdou Kane. « Que vient faire le nom de Saïdou Kane ? Le nom de Saïdou Kane, c'était pour faire de la diversion, pour qu'on oublie le véritable problème et qu'on se focalise sur la personne d'un individu qui n'a comme seul tort que de structurer des projets pour l'État du Sénégal », se désole de constater la robe noire, persuadée que cette affaire devait concerner essentiellement ces trois sociétés à l'exclusion du nom de son client.
M.C