Présent dans les travées du stade Léopold Sédar Senghor ce jeudi pour suivre les matchs du tournoi Ufoa A U17, Alassane Ndour s’est livré au jeu des questions-réponses sur le sujet qui anime le football national. À la veille de la présentation officielle de Patrick Vieira ce vendredi, au cours de laquelle le technicien dévoilera sa première liste de convoqués, l’ancien international sénégalais analyse les défis qui attendent le nouveau sélectionneur de la Tanière.
Accroché ce jeudi au stade Léopold Sédar Senghor à l'issue des rencontres du tournoi Ufoa A U17, l'ancien international sénégalais Alassane Ndour s'est confié sur l'actualité brûlante de la Tanière. Alors que Patrick Vieira sera officiellement présenté ce vendredi et dévoilera dans la foulée sa toute première liste de sélectionnés, l'ancien défenseur livre son regard avisé sur cette transition majeure.
Interrogé sur les attentes entourant la publication de cette première liste sous l'ère Patrick Vieira, Alassane Ndour a préféré temporiser, rappelant la primauté de la communication officielle de la Fédération sénégalaise de football :« Je n'ai pas vu la liste. J'ai vu beaucoup de messages des joueurs, mais tant que ce n'est pas officiel, on ne peut pas en parler. J'attends la liste officielle pour pouvoir m'exprimer. Mais c'est déjà une bonne chose que Vieira arrive et qu'on puisse enfin le présenter après tant de spéculations. Inch'Allah, on attend cela avec impatience. »
Une nouvelle ère et l'exigence du rôle de sélectionneur
L'arrivée du technicien marque le début d'un nouveau chapitre pour l'équipe nationale du Sénégal. Si le passage de témoin suscite un vif intérêt, Alassane Ndour rappelle la différence fondamentale entre la gestion d'un club au quotidien et le métier de sélectionneur national : « C'est toujours bien d'avoir une nouvelle ère. C'est un changement qui a beaucoup fait parler, mais c'est un coach qui a de l'expérience en club. On l'a vu évoluer au plus haut niveau. Maintenant, on le verra en tant que sélectionneur. C'est différent : en club, il était avec ses équipes toute la semaine, entre les matchs de compétition. Là, il aura son effectif de temps en temps, à chaque regroupement. C'est là qu'on verra ses vraies qualités de sélectionneur. »
Un défi de taille attend le nouveau patron de la Tanière, appelé à maintenir le Sénégal sur le sommet du football africain et mondial : « On a hâte de voir ce que ça va donner. On lui souhaite plein de réussite parce qu'on veut que le Sénégal continue à briller et à rapporter des titres. Il sait qu'il a du pain sur la planche : des joueurs, il n'en manque pas. Il a beaucoup de bons éléments à tous les niveaux. Il y a la jeunesse qui pousse et qui frappe à la porte, mais aussi des anciens et des joueurs d'expérience qui n'ont pas encore dit leur dernier mot. Avec cet assemblage de joueurs, le chantier est vaste. »
L'adaptation aux réalités du football africain
Face aux interrogations concernant le manque d’expérience de Patrick Vieira au sein du continent africain en tant qu'entraîneur, Alassane Ndour se montre rassurant et souligne l'attachement du technicien à ses racines : « Ce n'est pas un homme d'une autre couleur. C'est quelqu'un qui est né au Sénégal, qui est Sénégalais — même s'il n'a pas joué en sélection —, qui venait souvent passer ses vacances au Sénégal et qui connaît un peu l'environnement du pays. Après, il est vrai qu'il ne connaît pas encore les compétitions africaines. À lui de bien s'entourer de personnes capables de lui expliquer les réalités du football sénégalais et africain. Je pense qu'il va rapidement apprendre. »