Face aux dysfonctionnements persistants dans la commercialisation de l’arachide et à la pression des importations sur l’industrie locale, le Premier ministre a recentré sa communication en Conseil des ministres sur la régulation des filières stratégiques. Objectif affiché : garantir un prix juste aux producteurs, sécuriser les circuits, soutenir la transformation industrielle et accélérer l’écoulement du riz produit dans le Nord du pays.
Prenant la parole à la suite du président de la République, le Premier ministre a réaffirmé la priorité que le Gouvernement accorde à la campagne de commercialisation de l'arachide. «L’État demeure pleinement engagé à garantir un prix juste aux producteurs, assurer la fluidité des paiements, sécuriser les circuits de collecte et de transport, protéger les installations industrielles et veiller à l’application rigoureuse des décisions issues des Conseils interministériels dédiés», informe le communiqué. Aussi, renseigne le document, «le Premier ministre a souligné les mesures arrêtées par le Gouvernement dans ce cadre. Ainsi, pour la Sonacos, il a retenu de faire passer l'objectif de 250.000 tonnes à 450.000 tonnes.»
S'agissant de la subvention, Sonko indique que les industriels qui justifieront leur approvisionnement direct à partir des points de collecte et suivant le prix plancher seront priorisés. «Relativement à l'exportation de graines, la suspension de la taxe de 40f/kg est conditionnée à la justification de l'approvisionnement exclusive, par les opérateurs exportateurs, aux points de collecte agréés», indique encore la note.
Sur l’industrie et le commerce, le chef du gouvernement a constaté que le secteur industriel est confronté à des défis comme la faible productivité, le déficit d'infrastructures, la faiblesse de l'innovation et l'inadaptation de la fiscalité pour juguler la concurrence déloyale. «La situation des importations, marquée par un afflux massif de produits finis, plus compétitifs, entrant en concurrence directe avec la production locale, a pour corollaire une asymétrie fiscale et douanière», explique le document.
Sidy Djimby NDAO