APRES L'ARRET N° 71 RENDU LE 11 DECEMBRE DERNIER PAR LA COUR SUPREME : Le Cdeps et l’Appel contre-attaquent sur la gestion du Fadp




Les acteurs des médias ne lâchent plus Alioune Sall, depuis que l'arrêt n°71 rendu le 11 décembre dernier par la Cour suprême a annulé les arrêtés ministériels qui servaient de base au filtrage des médias via la plateforme numérique. Ils ont adressé une correspondance au ministre de tutelle, pour exiger le respect immédiat et intégral de l'arrêt n°71 de la Cour suprême,  la prorogation immédiate du délai de dépôt des dossiers pour garantir l'équité. Mais également le réaménagement du calendrier du Conseil de gestion pour permettre un examen sérieux et conforme à la réglementation.
 
 
 
Les professionnels des médias ne reculent pas dans leur volonté de pousser le ministre de la Communication, Alioune Sall, à se conformer à ses prérogatives, après que la Cour suprême, à travers sa décision numéro 71, a annulé tous les arrêtés, relatifs à la distribution du Fonds d'appui à la presse.
Dans un communiqué dont copie nous a été envoyée hier, le Conseil des diffuseurs et éditeurs de presse du Sénégal (Cdeps) et l'Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel) "exigent du ministre le respect immédiat et intégral de l'arrêt n°71 de la Cour suprême,  la prorogation immédiate du délai de dépôt des dossiers pour garantir l'équité". Et "le réaménagement du calendrier du Conseil de gestion pour permettre un examen sérieux et conforme à la réglementation".
Les organisations, selon les termes de leur communiqué, révèlent avoir "envoyé hier un courrier au ministre de la Communication, pour exiger l'arrêt immédiat d'un processus qui bafoue les principes d'équité et de légalité".
"Nous dénonçons, avec la plus grande fermeté, l'illégalité manifeste du processus de sélection actuel", ont-ils écrit. Avant d'expliquer : "l'arrêt n°71 rendu le 11 décembre dernier par la Cour suprême a annulé les arrêtés ministériels qui servaient de base au filtrage des médias via la plateforme numérique. En conséquence, toute restriction d'accès au Fadp fondée sur ces textes est désormais sans base légale".
Le Cdeps et L'Appel disent également fustiger le délai de dépôt dérisoire imposé aux acteurs. "Prétendre examiner et arbitrer plus d'une centaine de dossiers complexes en deux sessions est un mépris total pour la mission de délibération conférée au Conseil par l'article 4 du décret n° 2021-178101010. Le Cdeps et l'Appel refusent d'être les précautions d'une parodie de décision prise d'avance. Le ministère de la Communication a choisi de préférence le dilatoire et l'ostracisme au lieu d'engager un processus légal dès le début de l'année 2025. Cette gestion s'inscrit dans une volonté manifeste d'asphyxier les entreprises de presse déjà fragilisées, transformant un outil de développement en un instrument de contrôle et de sanction", ont ajouté les organisations.
L'ensemble des acteurs de la presse et de la société civile, sont appelés à se mobiliser pour défendre la survie d'une presse libre, professionnelle.
 
 
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :