AN 2 DU PRESIDENT DIOMAYE DANS L’ÉDUCATION : La Cosydep tire un bilan peu élogieux et lance un appel à l’action




 
 
 
 
 
Il ressort du bilan de l’an 2 dans l’éducation du Président Diomaye Faye dressé par la Cosydep que 1,5 million d'enfants sont hors structures éducatives. En plus d’un déficit d’enseignants dans plusieurs disciplines et la faiblesse du taux de préscolarisation évalué à 25,2% (Rnse 2024). Poursuivant, la Cosydep de relever que le taux de scolarisation à l'élémentaire a drastiquement chuté, passant de 85,9% en 2020 à 82,2% en 2024. S’y ajoute un manque d’infrastructures dans les zones rurales.
 
 
 
 
 
La Cosydep a dressé le bilan de l’an 2 dans l’éducation du régime du Président Bassirou Diomaye Faye qui révèle un contraste marqué entre des ambitions politiques affichées et des réalités de terrain préoccupantes. En effet, sur l’accès équitable, l’un des trois piliers stratégiques de la politique éducative, la Cosydep révèle que malgré les efforts enregistrés dans la promotion de l’éducation non formelle, avec une meilleure intégration des daaras et un renforcement de la formation professionnelle, les indicateurs demeurent inquiétants. «On dénombre 1,5 million d'enfants hors structures éducatives, un déficit d’enseignants dans plusieurs disciplines et la faiblesse du taux de préscolarisation évalué à 25,2% (Rnse 2024). Le taux de scolarisation à l'élémentaire chute drastiquement, passant de 85,9% en 2020 à 84,2% en 2023 et 82,2% en 2024. Les zones rurales souffrent d'un manque d'infrastructures, tandis que les zones urbaines font face à des classes surpeuplées», relève la Cosydep.
 
La résorption des abris provisoires marque toujours le pas
 
S’agissant de la qualité améliorée, la Cosydep fait remarquer que si la création des Lynaqe et la suppression du concours d'entrée en sixième sont notables, les résultats restent encore faibles pour tous les cycles d’enseignements. «La résorption des abris provisoires dont le processus a été lancé en juillet 2025 marque toujours le pas, et l'école publique continue de subir des dysfonctionnements structurels permanents et injustes», ajoute le communiqué de la Cosydep qui salue, dans le cadre de la gouvernance transparente, l’ouverture du ministre de tutelle et la signature d’un pacte de stabilité sociale. Toutefois, selon la Cosydep, l’absence de données actualisées avec le dernier Rnse qui date de 2024, et les grèves récurrentes d’enseignants, d’élèves et d’étudiants secouent fortement le secteur.
 
Le spectre d’une année chaotique
 
En outre, la Cosydep est revenue sur la présente année scolaire et c’est pour attirer l’attention sur le spectre d’une année chaotique à l’image d'une année blanche ou d’une année invalide. En effet, selon les camarades de Cheikh Mbow, les stratégies de dénigrement, de confrontation et de dialogue de sourds doivent être bannies. «Le bras de fer actuel entre le gouvernement (droit de ponctions salariales) et les enseignants (droit de grève) se fait au détriment des élèves (droit à l’éducation). Il urge d’apprendre des traumatismes vécus en 1988 avec une «année blanche» et en 1994 avec une « année invalide», à la suite de manifestations d’élèves et d’étudiants. Le Sénégal ne peut se permettre une nouvelle rupture qui entacherait durablement son image», explique la Cosydep qui estime qu’il appartient à la majorité silencieuse des citoyens de se lever pour sauver l’année et exiger du gouvernement et des syndicats de s’entendre pour enfin sauver l’école.
 
Appel à l’action
 
Selon la Cosydep, l’heure est grave et il faut agir de façon généreuse, pragmatique et efficace. «L'heure est à la mobilisation citoyenne pour exiger un compromis autour d’un accord minimal. La Cosydep préconise une sortie de crise immédiate durant cette dernière semaine de vacances et appelle le Gouvernement à annuler les ponctions sur les salaires, appliquer les accords de base et planifier le règlement des points résiduels ; aux syndicats du G7 de signer l’accord minimal, suspendre les grèves et accepter un plan de rattrapage rigoureux du quantum horaire ; et aux acteurs de manifester une volonté commune d’apaisement et de responsabilité pour permettre de sortir de cette crise, dans l’intérêt supérieur de l’école et de la Nation», préconise la Cosydep.
 
M. CISS
 
 
 
 
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