Enfin le dossier de l'activiste Bah Diakhaté et de l’ancien coordonnateur du collectif "And Samm Djiko Yi", Ababacar Mboup, a été finalement enrôlé 2 ans après que ce dernier a déposé une plainte contre le premier nommé pour diffamation et diffusion de fausses nouvelles. L'affaire a été inscrite au rôle du tribunal correctionnel de Dakar, la semaine dernière jeudi 16 avril. Toutefois, il viendra en jugement à la date du 20 août 2026. Le plaignant, pour rappel, avait initié, le 23 mai 2024, ces poursuites contre l’activiste avant d'être entendu par le procureur de la République.
Sur les faits, Ababacar Mboup expliquait que Bah Diakhaté avait publié sur sa page Facebook un texte : «de source sûre, Ababacar Mboup aurait été victime de sodomie de la part d'un parent très proche. Il aurait été violé à maintes reprises par ce dernier. Ces faits lui ont causé un traumatisme tel qu'il voit de la philie partout (le zoo, la morgue nécro, etc.) et vit une situation très difficile. Ce collectif est en effet une sorte d'exutoire qui lui permet de déverser son trop-plein de frustration et de haine». Avant de poursuivre : ‘’je reviendrais dessus en live pour vous démontrer cela suivant son parcours, daara ja ba si lang politique bi». À son tour, le plaignant a expliqué qu'il ressortait clairement de ce post, même s'il utilise le conditionnel, qu’il affirme des faits de viols répétitifs qui lui ont causé un certain traumatisme, expliquant sa haine et sa peur vis-à-vis des Lgbt. Ce qui est totalement faux et constitue en fait une diffusion de fausses nouvelles, ajoute Ababacar Mboup. Mieux dit-il, Bah Diakhaté l'a injurié et calomnié publiquement, au vu et au su de tous.
FDD