Juste après avoir annoncé sa liste de joueurs sélectionnés pour disputer la Coupe d'Afrique des nations 2024, le sélectionneur du Sénégal Aliou Cissé a été interrogé sur la malédiction du champion qui ne parvient jamais à faire le doublé depuis l'Égypte en 2010.
Depuis le triplé de l’Égypte en 2010, aucun autre pays n’est arrivé à faire le doublé. Le Sénégal, champion d’Afrique en titre, ambitionne de faire exception.
Interrogé sur la malédiction du tenant du titre de la Coupe d'Afrique des nations, Aliou Cissé a choisi d’en rigoler en conférence de presse. « Je ne suis ni Dieu ni prophète. Je suis entraîneur et je n'ai pas de baguette magique pour changer les choses », a souri le sélectionneur du Sénégal, conscient que cette Can 2024 en Côte d'Ivoire est relevée.
« Je peux faire de mon mieux. Et c’est ce que nous sommes en train de faire. A chaque fois qu'il y a des échéances importantes, on fera toujours de notre mieux. Il y a des questions qu'il faut se poser sur cette malédiction. Est-ce que cette équipe du Sénégal dort sur ses lauriers ou sur ses acquis ? On a envie d'aller gagner et continuer à gagner. On sait qu'il y a des ingrédients qu'il faut mettre dans cette compétition pour y arriver », ajoute Cissé.
Selon le sélectionneur, « on a beaucoup de joueurs qui ont de l'expérience et du vécu. Certains sont à leur troisième et quatrième Can. C'est un groupe qui a énormément d'expérience. Nous savons que nous serons attendus et c'est normal. Avant même qu'on gagne ce trophée, le Sénégal était attendu. A la Coupe d'Afrique 2017, ça faisait deux Coupes d’Afrique que le Sénégal n'était sorti des phases de poules et on était déjà les favoris. En 2019, on était aussi les favoris ».
« On sera encore parmi les favoris. On ne fuit pas cette responsabilité »
Le Sénégal au-delà de son statut de tenant du titre aura aussi à défendre son statut de favoris de cette Can. Le sélectionneur des Lions a confié qu'il faudra assumer.
« Aujourd'hui, on sera encore parmi les favoris. On ne fuit pas cette responsabilité. On a assez de vécu et d'expérience. Il faut que nos joueurs arrivent dans de bonnes conditions. A partir de là, je pense qu'on aura notre mot à dire. Mais tout ça dans la sérénité, le calme et dans la confiance ».
Et de rajouter à propos de la reconquête de la Can : « bien sûr qu’on a de l’ambition. Je suis surpris des questions qu’on me pose parce qu’on dirait que c’est notre première Can. Nous sommes de nature très humble. Mais l’humilité ne veut pas dire qu’on manque de confiance en nous. On a énormément confiance en nous. Personne ne nous a entendu taper notre poitrine et dire qu’on est meilleur que tout le monde. Mais pourtant, regardez bien les performances de cette équipe nationale depuis 2015. Il n’y a pas beaucoup de sélections dans ce continent qui ont évolué à ce niveau ». Il confie aussi : « même sur le plan mondial, il n'y a pas beaucoup d’équipes qui ont atteint ce niveau-là. Ça veut dire qu’on performe depuis huit ans. On a quand même certaines certitudes. On est attendu et tout le monde est sous pression. Mais on va aborder les matchs un par un pour pouvoir bien les préparer et les gagner ».
« Nous souhaitons le meilleur. C'est-à-dire aller en Côte d'Ivoire et garder notre titre de champions d'Afrique. Nous savons que ça sera un peu difficile, mais nous avons les arguments et l'expérience et le vécu. Des années se sont passées et notre équipe s'est bonifiée d'année en année, de compétition en compétition. Donc fort de cette expérience-là, nous allons à cette compétition avec beaucoup d'espoir, mais en réalité avec énormément d'humilité », conclu-t-il.