Comme pour le rapport de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Force Covid, les accusations de Tabaski Ngom contre Moustapha Diop risquent de faire pschitt. Ce dossier tombé du ciel, avec des accusations les unes plus légères que les autres, est en train d’être instruit dans la plus grande discrétion. Hier, les deux chauffeurs de Moustapha Diop ont été convoqués à la Division des investigations criminelles et tous ont démenti les accusations de l’inspectrice du Trésor actuellement incarcérée pour détournement de deniers publics et blanchiment de capitaux, estimés à des centaines de millions de francs Cfa.
L’enquête dans l’affaire Tabaski Ngom ne devrait pas durer. Toutes les personnes citées et les témoins ont été entendus. Ce qui paraît des auditions est clair : tous ceux qui ont été entendus ont blanchi l’ancien ministre du Développement industriel. C’est d’abord l’ancien Directeur général de l’Aprosi (Agence d'aménagement et de promotion des sites industriels) qui s’y est mis. Lors de son audition, Momath Bâ a clairement dit qu’il ne savait rien des accusations portées par Tabaski Ngom contre le ministre Moustapha Diop. Il a même juré n’avoir pas remis le plus petit franc à son ministre de tutelle d’alors, d’autant qu’ils n’étaient pas en de bons termes. Il nous revient d’ailleurs qu’à trois (03) reprises, Moustapha Diop a voulu limoger Momath Bâ.
Hier, les deux chauffeurs du député-maire de Louga ont été convoqués à la Division des investigations criminelles. Ces derniers, lors de leurs auditions séparées, ont tous démenti les propos de Tabaski Ngom selon lesquels c’est eux que Moustapha Diop envoyait pour récupérer l’argent. A la suite de leurs auditions, ils sont rentrés sans convocation.
C’est dire que cette affaire Tabaski Ngom, que les avocats du député-maire considèrent comme d’une légèreté inouïe, risque de faire pschitt, comme le dossier de la Cour des comptes sur la gestion des fonds Force Covide-19.
Baye Modou SARR