Ce 8 décembre, l’Agence sénégalaise de la réglementation pharmaceutique (Arp) avait ordonné le retrait immédiat des couches et serviettes hygiéniques de marque Softcare du marché national, par suite de la découverte de produits périmés dans son usine lors d’une inspection. Mais, une semaine plus tard, la même agence sort un autre communiqué pour déclarer les mêmes produits conformes. Pour éclairer la lanterne des Sénégalais sur cette volte-face, l’Assemblée nationale a décidé de mettre en place une mission d’information. Celle-ci a débuté ses travaux mercredi dernier et entend jouer pleinement son rôle.
Suite et pas fin de l’affaire Softcare. La mission d’information parlementaire mise en place pour enquêter sur la conformité des décisions de retrait et de réintégration des produits Softcare sur le marché. Selon la présidente de ladite mission d’information, la députée Khady Sarr, conformément aux dispositions de l’article 51 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, le travail a été entamé ce mercredi 14 janvier 2026, par la phase d’auditions prévue dans le cadre de son mandat.
A en croire Mme Sarr, cette séquence de travail sera conduite selon « une démarche rigoureuse, contradictoire et pleinement documentée, afin d’établir avec la précision requise la chronologie des actes administratifs et techniques ayant présidé aux décisions successives de retrait puis de remise sur le marché des produits concernés, et d’en apprécier la cohérence au regard des procédures d’inspection, de contrôle qualité et d’information du public », précise-t-elle, avant de poursuivre : « Il s’agira également de circonscrire les responsabilités administratives susceptibles d’être engagées à chaque niveau de la chaîne d’instruction, de validation, de suivi et de communication, sans préjudice des compétences propres à l’autorité judiciaire et aux organes de contrôle externe ».
À cet effet, souligne la présidente de la mission parlementaire, « la mission procédera à l’audition des autorités de régulation, des départements ministériels compétents, de l’opérateur concerné, ainsi que de toute structure professionnelle, technique ou représentative dont l’éclairage apparaîtra utile à l’établissement des faits et à l’évaluation des dispositifs de protection des consommateurs et de prévention des risques sanitaires », prévient-elle.
Il est aussi prévu une visite de terrain au niveau de l’opérateur concerné, afin d’apprécier, in situ, les conditions de production, d’entreposage et de traçabilité, ainsi que la mise en œuvre effective des prescriptions techniques et des exigences de conformité.
Afin d’assurer une approche participative, inclusive et centrée sur l’intérêt général, la mission compte mettre en œuvre une consultation citoyenne visant à recueillir, de manière ordonnée et exploitable, les observations, préoccupations et contributions des usagers, des organisations de consommateurs et, plus largement, des parties prenantes concernées, en vue d’enrichir l’analyse parlementaire.
La présidente de la mission promet enfin que les travaux s’exerceront dans le strict respect des secrets légalement protégés, des droits des personnes et des exigences de sérénité attachées au contrôle parlementaire. Elle réitère, en conséquence, son appel à l’ensemble des administrations, organismes et parties prenantes concernés à coopérer de manière pleine et loyale, dans l’intérêt supérieur de la santé publique et de la confiance des citoyens.
Nd. Kh. D. F