La scandaleuse affaire des présumés homosexuels est très loin de connaître son épilogue. Quasiment chaque jour, les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar procèdent à des arrestations. Dernièrement, c’est le journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye qui a été interpellé. Il a été suivi de deux autres : F. Ngom, technicienne de surface et C. A. B. Guèye, hôtelier. Tous les trois seront déférés aujourd’hui au Tribunal de Pikine Guédiawaye. D’autres personnes encore sont dans le viseur des éléments de la brigade de recherches.
La stupéfaction a envahi plus d’un lorsque, mardi dernier 17 février, les éléments de la Brigade de recherches ont interpellé, au niveau du palais de justice Lat Dior, le journaliste Pape Birame Bigué Ndiaye, alors qu’il était allé couvrir la conférence de presse du procureur de la République dans l’affaire concernant la mort de l’étudiant Abdoulaye Bâ. Indexé dans cette scandaleuse affaire des présumés homosexuels, il a été placé en position de garde-à-vue dans les locaux de la gendarmerie. Son arrestation a été suivie de deux autres, notamment celle de F. Ngom, une technicienne de surface et C.A.B. Guèye, hôtelier de son état. Selon nos informations, c’est aujourd’hui qu’ils seront déférés au Tribunal de Grande Instance de Pikine Guédiawaye. Il nous revient également que la liste est loin d’être exhaustive ; très bientôt d’autres interpellations vont suivre.
Depuis quelque temps, cette affaire est quasiment au cœur de toutes les discussions ; ce, non seulement par la gravité des faits, mais également les personnalités ou personnes publiques concernées. L’interpellation de l’animateur de télé Pape Cheikh Diallo ainsi que de l’artiste chanteur Djiby Dramé avait suffi à défrayer la chronique. L’étonnement ainsi que la colère avaient habité les citoyens sénégalais, surtout avec la propagation volontaire du Vih par des individus interpellés et qui sont porteurs du virus à travers des rapports sexuels non protégés. En ce qui les concerne les autorités judiciaires ont décidé d’être fermes dans cette affaire, courroucées surtout par la présumée transmission volontaire du Vih. Il s’agit de limiter ou d’essayer de circonscrire cette propagation du virus. De l’autre côté, l’Assemblée nationale est en passe de voter un projet de loi modifiant l’article 319 du Code pénal visant précisément à alourdir les peines concernant les actes contre-nature et surtout la criminalisation de l’apologie et du financement de ces actes.
Alassane DRAME