L’Association des éditeurs et professionnels de la presse en ligne (Appel) a accueilli avec satisfaction la décision accordant une liberté provisoire au journaliste de Seneweb, Mor Mbaye Cissé, après vingt-quatre heures passées en garde à vue. Tout en se félicitant de cette évolution, Appel affirme rester mobilisée jusqu’à l’audience prévue le 29 juin prochain, qu’elle espère décisive pour clore définitivement cette affaire.
Dans un communiqué rendu public, l’Appel indique avoir suivi le dossier avec une attention particulière dès les premiers instants. L’association souligne s’être impliquée dans la recherche d’une issue favorable, en maintenant des échanges constants avec les différentes autorités concernées. Les éditeurs de la presse en ligne ont ainsi salué l’évolution positive de la situation et adressé leurs remerciements aux acteurs ayant contribué à cette mesure de liberté provisoire. Pour eux, cette décision constitue un pas important vers l’apaisement, même si le dénouement judiciaire reste attendu lors de l’audience prévue lundi prochain.
Au-delà du cas de Mor Mbaye Cissé, l’Appel a tenu à rappeler l’importance de la liberté de la presse et du droit des citoyens à une information fiable et accessible. L’organisation estime que « ces principes demeurent au cœur du fonctionnement démocratique et qu’ils doivent être préservés dans le respect des règles professionnelles qui encadrent le métier de journaliste ».
L’association a pris la défense du journaliste concerné, présenté comme « un professionnel sérieux, rigoureux et respecté au sein de la corporation ». Selon elle, « Mor Mbaye Cissé n’a jamais fait l’objet de reproches dans l’exercice de ses fonctions », ce qui renforce la solidarité exprimée à son égard ainsi qu’envers l’ensemble de la rédaction de Seneweb.
Ainsi, Appel a annoncé son intention d’engager des discussions avec L’union des magistrats du Sénégal (UMS). Les responsables de l’organisation souhaitent établir un cadre de concertation durable entre les professionnels des médias et les magistrats afin de prévenir de futures incompréhensions susceptibles d’altérer les relations entre deux corps jugés essentiels au bon fonctionnement de l’État de droit.
En attendant l’issue du procès du 29 juin 2026, l’APPEL assure qu’elle demeurera vigilante et engagée pour la défense des principes qui fondent la liberté d’informer et le respect des droits des professionnels des médias.
Fatou DIOP