La Chambre d’accusation financière a décidé que Mouhamed Diagne va rester en résidence surveillée avec port du bracelet électronique. Cette décision est intervenue hier, après examen du recours fait par le conseil du fils de Madiambal Diagne contre l’ordonnance de refus du juge d’instruction financier. Placé en résidence surveillée depuis le 6 janvier dernier, Mouhamed Diagne avait déposé une requête pour la mainlevée de l’assignation. Il décidera d’attaquer l’arrêt de la juridiction de recours devant la Cour suprême ou de revenir auprès du juge d’instruction.
L’espoir de Mouhamed Diagne de recouvrer totalement la liberté, de pouvoir sortir de son domicile et sans le bracelet électronique au pied a été anéanti hier par la Chambre d’accusation financière. En effet, saisie d’un recours aux fins de mainlevée de l’assignation à résidence avec port du bracelet électronique, la juridiction du second degré qui a examiné la requête hier, a suivi le juge d’instruction en rendant un arrêt de rejet. Une mauvaise nouvelle pour le fils de Madiambal Diagne qui avait nourri l’espoir de se débarrasser de cette épine au pied. Maintenant, il décidera après avis de son conseil, s’il faudra attaquer l’arrêt de la Chambre d’accusation financière devant la Cour suprême par un recours en cassation ou bien s’il faut abandonner et revenir plus tard devant le juge d’instruction avec d’autres arguments pour espérer le convaincre.
Pour l’heure, il reste sous cette forme de détention où il reste à son domicile sans pouvoir vaquer tranquillement à ses occupations. Car, faut-il le souligner, le 6 janvier, la Chambre d’accusation, en rendant sa décision de le placer sous résidence surveillée, avait assorti sa décision de certaines mesures. En effet, la juridiction de recours après l’avoir assigné à résidence à son domicile à la Cité Djily Mbaye, a pris la mesure d’interdiction de quitter son domicile ou de sortir du territoire national sans autorisation préalable du juge ; elle l’a obligé à remettre son passeport au greffe du cabinet d’instruction ; elle a ajouté l’interdiction de prendre contact direct ou indirect avec les autres personnes impliquées dans les faits qui lui sont reprochés. Mouhamed Diagne est aussi obligé de répondre à toute convocation du magistrat instructeur.
Alassane DRAME