La basketteuse sénégalaise Aminata Seck a obtenu mercredi la réouverture de son dossier et l’annulation de l’ordre d’expulsion prononcé contre elle en septembre 2025. Toujours détenue depuis le 7 août, elle cherche désormais à obtenir sa remise en liberté, alors que ses avocats alertent sur son état de santé.
Une bonne nouvelle pour notre compatriote Aminata Seck. L’ordre d’expulsion hors des États-Unis qui avait été prononcé à son encontre a été annulé avant-hier mercredi. Depuis son arrestation, les autorités américaines invoquaient cet ordre d’expulsion après son absence à une audience, le 8 septembre 2025. Mais sa défense contestait les circonstances de cette décision. Selon son avocat Hishem Alsalman, la juge de l’immigration de Memphis a retenu qu’Aminata Seck avait démontré ne pas avoir reçu la notification de cette audience. Elle a donc accepté de rouvrir le dossier et annulé l’ordre d’expulsion prononcé en son absence.
La défense demande sa remise en liberté
L’annulation de l’ordre d’expulsion ouvre des possibilités dans la procédure. En effet, la défense a maintenant la possibilité de demander une remise en liberté provisoire. D’ici là, ses avocats cherchent à obtenir une audience consacrée cette requête. Le gouvernement américain indique qu’elle restera sous la garde des services de l’immigration pendant la poursuite de la procédure. Seulement, son avocat juge ce maintien en détention injustifié, particulièrement depuis l’annulation de l’ordre d’expulsion. La contestation se poursuit également devant la justice fédérale du Kentucky. Saisi d’un recours sur la légalité de sa détention, le juge David J. Hale a reçu la réponse du gouvernement le 28 septembre, puis la réplique de la défense le 30 septembre.
La santé au cœur des préoccupations
Les avocats mettent aussi en avant les besoins médicaux de leur cliente. Selon la défense, Aminata devait subir une opération du ligament croisé le 7 septembre, qu’elle aurait manquée en raison de sa détention. Son avocat affirme également qu’elle a été hospitalisée après une crise convulsive, puis placée à l’isolement à son retour au centre de détention. Les autorités américaines avaient, de leur côté, signalé une hospitalisation le 21 septembre pour des douleurs au genou. Après la décision de Memphis, la défense veut désormais obtenir sa libération afin qu’elle puisse recevoir les soins nécessaires et préparer la suite de son dossier.
Ahmadou KANE
(Correspondant permanent à New York)