ACTUALITE POLITIQUE : Pastef solde ses comptes avec le régime du Président Bassirou Diomaye Faye




 
Revoilà Pastef qui endosse ouvertement maintenant sa posture d’opposant au régime de Bassirou Diomaye Faye.  Des membres du Bureau politique dudit parti ont fait face à la presse pour revenir sur certains points qui secouent l’actualité de ces derniers jours. Birame Soulèye Diop s’est occupé de la question de la hausse des prix des hydrocarbures, pendant que Guy Marius Sagna et Amadou Ba ont abordé les propositions de lois relatives à la déclaration de patrimoine et aux crédits spéciaux. Ngagne Demba Touré, quant à lui, a analysé toutes ces données dans le cadre juridique, pour accuser Diomaye Faye d’être le chef de file de la profanation de la Constitution.
 
Les sorties s’enchaînent et les accusations de part et d’autre font fureur. Entre le Pastef et Kiiraay du President Bassirou Diomaye Faye, la guerre de la communication est bien en marche. Lors d’un point de presse, des cadres du parti de Ousmane Sonko ont tenté de démonter toutes les accusations contre leur leader, tout en désignant l’exécutif comme les véritables artisans de toute cette cacophonie.
L’ancien ministre du Pétrole et des Énergies, Birame Soulèye Diop, a axé son intervention sur la question sensible des prix des hydrocarbures, lors du point de presse organisé par Pastef-Les Patriotes. L’occasion pour lui de revenir sur le contexte international qui pèse sur les cours pétroliers, mais aussi sur les réformes qui étaient à l’étude durant son passage au dit ministère.
Évoquant notamment les répercussions du conflit entre l’Iran et les Usa sur les marchés pétroliers, l’ancien ministre a assuré que l’État avait tout mis en œuvre pour préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais face à ces turbulences externes. «Nous avons tout fait pour maintenir les prix», a-t-il martelé, rappelant que la stabilité des tarifs à la pompe avait été maintenue grâce à un dispositif combinant subventions publiques et fiscalité sur les produits pétroliers.
 
Birame Souley Diop : «On avait identifié les leviers permettant de réformer en profondeur le système de tarification, hélas…»
 
Birame Soulèye Diop a par ailleurs révélé qu’une étude avait été commandée par le président de la République et le Premier ministre Ousmane Sonko, afin d’identifier les leviers permettant de réformer en profondeur le système de tarification. Selon lui, les conclusions de ce travail lui ont été communiquées le 19 mai, quelques semaines seulement avant son départ du gouvernement, survenu le 11 juin.
L’ancien ministre a détaillé le poids de la fiscalité pesant sur les produits pétroliers, oscillant entre 27% et 52%, selon les produits, pour une moyenne avoisinant 41%. Le chef du gouvernement aurait alors demandé que soient étudiés plusieurs scénarios de baisse de cette pression fiscale à 15%, 20% ou 25%. Une manière, selon Birame Soulèye Diop, de tendre vers davantage de transparence : «990 F Cfa n’est pas la vérité des prix. Nous aurions pu avoir 925 F Cfa sans la subvention», a-t-il affirmé.
Parmi les pistes de réforme évoquées, l’ancien ministre cite la révision du cadre législatif et réglementaire, notamment du Code général des impôts, ainsi que la création d’un comité permanent de suivi du secteur, censé se réunir tous les trimestres. Il plaide également pour une accélération de la digitalisation du secteur pétrolier.
L’objectif final, selon lui, était de faire progressivement émerger une véritable « vérité des prix», en substituant au système actuel de subvention généralisée un mécanisme de protection ciblée, destiné aux populations les plus vulnérables. Il met toutefois en garde contre les conséquences d’un retard dans la mise en œuvre de ces réformes : «Tout retard dans l’application de ces mécanismes amène une augmentation des subventions», a-t-il averti tout en promettant d’être ouvert à un débat contradictoire sur le sujet.
 
Guy Marius Sagna : «le véritable Sa Fitna s’appelle Bassirou Diomaye Faye»
 
Guy Marius Sagna, qui intervenait sur un autre point qui secoue l’actualité, notamment à l’Assemblée nationale, avec le débat sur les crédits spéciaux. L’activiste devenu membre de Pastef croit que le Sénégalais devrait remercier Dieu d’avoir un parti comme le Pastef, mais aussi un homme politique aussi intègre que Ousmane Sonko. «Avec Pastef, tous les citoyens sénégalais ont voix au chapitre sur tous les sujets de l’actualité. Sous la persécution de Macky Sall, nous avions fini par comprendre tous les termes juridiques. Et nous voilà en plein débat sur les fonds spéciaux. Nous devons ce niveau de démocratisation du débat sur les questions de bonne gouvernance à Ousmane Sonko», renseigne le parlementaire qui assure que le Président Bassirou Diomaye Faye fait des pieds et des mains pour empêcher la tenue de la plénière sur ces fonds spéciaux.
A en croire Guy Marius, le gouvernement a écrit à l’Assemblée nationale une lettre confidentielle pour menacer de saisir le Conseil constitutionnel si elle persiste à vouloir organiser la plénière sur les crédits spéciaux. «Le gouvernement a même précisé que sa saisine du Conseil constitutionnel serait suspensive. Il est temps que le peuple sache que le fameux ‘’Sa Fitna’’ s’appelle Bassirou Diomaye Diakhar Faye», dit-il.
Sagna assure que rien ne les empêche juridiquement de tenir la plénière, mais pour préserver la paix sociale et déjouer les pièges de Bassirou Diomaye, ils ont préféré suspendre la procédure en attendant «que le peuple tienne bon, tout ce que le Président Bassirou Diomaye Faye a renié, Ousmane Sonko va le rétablir après 2029», promet-il.
 
Amadou Ba : «Aminata Touré a dit à Sonko que Diomaye ne tiendrait pas deux ans à la tête du pays»
 
Pour Amadou Ba, le débat de ces derniers mois prouve qu’il existe définitivement deux camps : Pastef contre le système qui a fini d’engloutir Bassirou Diomaye Faye et les nouveaux ennemis de Ousmane Sonko. «Leur sport favori, c’est de calomnier, diffamer Ousmane Sonko. Mais il réussit toujours à démonter leur argumentaire qui ne repose que sur des manipulations. Leur dernière tentative avec les fonds de la Primature s’est écroulée comme un château de cartes, après la sortie de Ousmane Sonko», dit-il avant de demander si le 1 milliard 700 était juste destiné aux négociations pour la paix en Casamance, qu’est-ce qu’ils sont devenus toutes les années où il n’y a pas eu de négociations ? «Personne n’a jamais retourné ces fonds en question au Trésor et pourtant, ce n’est pas tout le temps qu’il y a des négociations, qu’a-t-on fait de cet argent pendant toutes ces années ?», s’interroge-t-il.
S’attaquant à Aminata Touré, Amadou Ba dit rétablir la vérité des faits. «Elle a déclaré que Sonko l’a appelée au téléphone quand il était en prison. Lors de cet échange, elle a dit à Sonko que celui qu’il avait choisi (ndlr : Diomaye) n’était pas capable de diriger le pays et qu’il ne tiendrait pas plus de deux ans», confie le parlementaire, qui tient à attirer l’attention de l’opinion sur le glissement du débat sur des supposés risques qui planent sur la candidature de Ousmane Sonko en 2029.
Amadou Bâ de révéler que dans deux semaines, une proposition de loi pour modifier l’article 18 de l’Ofnac afin que les déclarations de patrimoines puissent être publiées. «Et dans ce cas, on saura qui a une maison aux Almadies ou ailleurs. Le jour où les patrimoines de la Haute représentante du Président de la République et de certains ministres qui accusent Ousmane Sonko d’opacité seront publiés, de l’eau jaillira dans le désert».
Ngagne Demba Touré, lui, accuse ouvertement Bassirou Diomaye Faye de saper les principes républicaines en se positionnant comme le chef de file de la profanation de la Constitution, qu’il a juré pourtant de protéger.
 
Nd. Kh. D. F
 
 
 

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