ACTIVISME : Y en a marre organise «Taxaw Saytu» pour évaluer les deux ans de gouvernance du régime Diomaye-Sonko le 24 et le 25 avril




 
Connu pour sa virulence et ses manifestations citoyennes pour tacler les politiques, le mouvement Y’en a marre sait aussi se réinventer. Pour évaluer les deux ans de Diomaye, Cyrille Oumar Touré alias Thiat et Cie ont décidé d’aménager un espace de dialogue entre les citoyens et les forces vives de la nation, sous le format «Taxaw Saytu».  Il est prévu des panels, stands et plénières qui vont traiter des difficultés que rencontrent les Sénégalais. C’est la raison pour laquelle Y en a marre a invité des autorités étatiques, des membres de la société civile, mais aussi tous les citoyens à prendre part aux activités prévues le 24 et le 25 avril.
 
En tant que sentinelle de la démocratie, le mouvement Y’en a marre s’est donné la mission de contrôle, d’alerte et de veille par rapport à la gestion du pays. Pour mener à bien cette mission, ledit mouvement organise des manifestations citoyennes. Néanmoins, ces derniers temps, ces activités se faisaient rare.
Mais selon son coordonnateur, il n’y a rien d’inédit, puisque c’est une tradition chez Y’en a marre de laisser un temps d’observation à chaque régime, généralement les deux premières années de gouvernance. «Donc,  nous voilà disposés à analyser, tirer des leçons et chercher des solutions. Après la ‘’Foire des problèmes’’ et ‘’Louma diafé diafé yi’’, nous avons décidé d’organiser cette activité en invitant les autorités étatiques, la société civile, l’opposition, pour donner la parole aux citoyens qui exposeront leurs problèmes personnellement», fait savoir Cyrille Oumar Touré dit Thiat, qui s’exprimait hier lors de la conférence de presse de lancement de « Taxaw Saytu», prévu le 24 et le 25 avril.
A en croire Thiat, ils ont commencé par aller rencontrer le ministre de l’Intérieur pour lui expliquer l’activité. Les membres de Y’en a marre en ont fait de même avec les opposants, les membres de la société civile, mais aussi leurs camarades activistes. Thiat de déplorer ensuite les confusions autour de l’événement : il ne s’agit pas de derby entre pouvoir et opposition. «Nous aurons des stands avec des expositions des difficultés de chaque secteur. Nous aurons aussi des panels dans plusieurs domaines tels que la justice, médias et libertés publiques, l’Assemblée nationale avec sa mission de contrôle de l’action gouvernementale, les ressources naturelles», dit-il.
Par rapport aux changements de format, Khafor Kandji souligne que Y’en a marre a fait 15 ans d’activisme, il ne peut donc pas continuer les mêmes modes d’actions. Pour lui, Y’en a marre ne s’éloigne pas de la rue, puisque l’activité aura lieu à la symbolique place de la Nation. «Le mouvement sait rester virulent quand il le faut, mais nous savons aussi développer d’autres outils de lutte pour perdurer dans le temps», précise t-il.
 
Nd. Kh. D. F
 
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