Dans le cadre de la répression des faits d’actes contre-nature, de transmission volontaire du Vih, de viol etc., le procureur de la République de Dakar avait ouvert des informations judiciaires sur plusieurs dossiers. Dans un communiqué, Ibrahima Ndoye informe qu’il y a eu cinq procédures confiées entre le premier cabinet et le quatrième cabinet d’instruction. Selon le chef du Parquet, certains dossiers sont renvoyés devant la Chambre criminelles, d’autres devant la Chambre correctionnelle ; deux procédures sont en cours d’instruction.
La justice sénégalaise n’a pas trainé les pieds dans les procédures concernant les actes contre-nature, transmission volontaire du Vih Sida, viol, etc. Commencés quasiment en mars, les dossiers portant sur l’affaire Pierre Robert et tous les autres dossiers du genre, sont renvoyés pour la majorité. En fait, « cinq (05) procédures d’informations ont été ouvertes et confiées aux juges en charge des Premier et quatrième cabinets d’instruction, relativement à des faits qualifiés de viol, pédophilie, détournement de mineurs, actes contre-nature avec un individu du même sexe, transmission volontaire du Vih Sida et mise en danger de la vie d’autrui », informe le Procureur dans son communiqué. A l’en croire, toutes ces procédures concernent au total 51 personnes dont 49 sont en détention provisoire et deux personnes sont placées sous contrôle judiciaire. Si l’on en croit le chef du Parquet de Dakar les ¾ des dossiers sont aujourd’hui bouclés et renvoyés devant les juridictions de jugement. « Quatorze (14) personnes ont fait l’objet d’un renvoi devant la Chambre criminelle et dix-neuf (19) autres devant la Chambre correctionnelle », renseigne Ibrahima Ndoye, qui renchérit : « les deux dernières procédures impliquant dix-huit (18) personnes sont actuellement en cours d’instruction ».
En clair, si l’on en croit le chef du Parquet, pour le moment, aucune des personnes inculpées n’a bénéficié d’un non-lieu. Il reste 18 personnes qui attendent d’être fixées sur leur sort.
Alassane DRAME