ACTES CONTRE-NATURE, SÉQUESTRATION TENTATIVE D'EXTORSION DE FONDS... : Le réseau d'Ibrahima Ndiaye alias "Madré", bourreau d’homosexuels européens, jugé le 22 juillet prochain




 
 
L'affaire du réseau qui ciblait les homosexuels européens et les séquestrait pour les faire chanter a été évoquée hier, mercredi, 24 juin 2026, pour la première fois devant le tribunal correctionnel de Dakar avant que le dossier ne soit renvoyé pour plaidoiries au 22 juillet prochain. Si Ibrahima Ndiaye dit "Madré", le cerveau de la bande, est poursuivi pour association de malfaiteurs, séquestration, tentative d'extorsion de fonds et actes contre-nature, ses acolytes, eux, sont incriminés pour complicité. Leur victime, le Belge de 68 ans Jean Jacques Mahi, est seulement écroué pour acte contre-nature.
 
 
 
À Dakar, le réseau qui piégeait des homosexuels européens pour leur extorquer des fonds et qui a été démantelé en avril 2025 par la Section de recherches de Dakar, a fait face pour la première fois aux juridictions sénégalaises. L'affaire, évoquée hier, mercredi 24 juin 2026, devant le tribunal correctionnel de Dakar, a été renvoyée pour plaidoiries au 22 juillet prochain. D’après l'enquête, le cerveau, Ibrahima Ndiaye alias "Madré", est poursuivi pour association de malfaiteurs, actes contre-nature, séquestration délictuelle et de tentative d'extorsion de fonds. Les acolytes du chef de file, Ndiémé Seck, Fatoumata Bintou Keïta et Abdoulaye Ba, sont, eux, poursuivis pour complicité de ces mêmes chefs d'inculpation sauf pour les faits d'actes contre-nature. Jean Jacques Mahi, leur victime belge de 68 ans qui est tombé dans leurs filets, est seulement incriminé pour des faits d'actes contre-nature.
Tout est passé d’une romance virtuelle qui cachait en réalité une vérité immonde. Dirigée par Ibrahima Ndiaye dit "Madré", la bande ciblait des homosexuels européens. Ces derniers, après avoir été séduits via des sites de rencontres, sont par la suite séquestrés puis victimes d’extorsions de fortes sommes. C’est sur le site "Gay Roméo" que le Belge de 68 ans, Alain Jean Jacques Mahi, a cru trouver l’amour avec "Madré", 26 ans. Après des échanges prolongés sur WhatsApp, le Belge, convaincu de la ‘’sincérité’’ de son correspondant, débarque à Dakar le 28 mars. Sans rien laisser transparaître, Ibrahima Ndiaye, le prétendu amoureux, l'accueille chaleureusement. Le couple passe une première nuit ensemble, puis se rend à Saly en compagnie des complices de "Madré", en l'occurrence Ndiémé Seck, Fatoumata Bintou Keita et Abdoulaye Ba. Quelques jours plus tard, le 3 avril, "Madré" convainc son partenaire Mahi de retourner à Dakar.
 
 
Début du cauchemar pour le Belge
 
 
C’est là que le cauchemar du belge commence. Une fois sur l'île de Ngor, le Belge a été enfermé, dépouillé de ses effets personnels, et contraint, sous la menace, de demander 7000 euros à son frère en Belgique. Ce dernier, inquiet, transfère 5000 euros via Western Union. Parallèlement, l’entourage saisit la justice. La Section de recherches entre en jeu et localise la bande grâce au numéro utilisé pour le retrait d’argent. Ils finissent par libérer Mahi le 4 avril.
 
 
La Section de Recheches fait tomber la bande et découvre l’horreur qui se cache derrière
 
 
Au cours des investigations, les enquêteurs découvrent que ce groupe avait mis en place un véritable système de chantage sexuel : attirer des victimes européennes via des promesses amoureuses, les piéger à Dakar, puis leur extorquer de l’argent en exploitant leur vulnérabilité. L'enquête a aussi révélé une autre vérité concernant des actes contre-nature. Les examens médicaux effectués ont révélé des lésions anales sur Jean Jacques Mahi et son partenaire Ibrahima Ndiaye alias 'Madré". Interrogé, le duo a refusé de s'épancher sur la question. Mais, le Belge avait tout de même reconnu avoir subi des fellations qui, dit-il, lui ont été imposées par "Madré". C'est au terme de l'enquête qu'ils ont été tous placés sous mandat de dépôt, y compris le Belge Jean Jacques Mahi, qui s'est constitué partie civile dans cette affaire. Ce dernier a été coulé par les actes contre-nature réprimés par la législation sénégalaise.
 
Fatou D. DIONE
 
 
 
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