ACHAT DES VÉHICULES POUR LES DÉPUTÉS : El Malick Ndiaye nie toute opacité entourant le marché et annonce la réception d’un lot de 76 véhicules




 
A l’occasion de la cérémonie de présentation des vœux aux députés et au personnel de l’administration parlementaire, El Malick Ndiaye a saisi l’occasion pour mettre le sujet des véhicules des députés sur le tapis. Répondant aux accusations d’opacité entourant le marché, le president de l’Assemblee nationale a enchaîné les révélations. A l’en croire, son action s’inscrit uniquement dans le sens d’une rationalisation des dépenses pour l’Assemblée nationale.
 
 Hier lundi, l’Assemblée nationale a organisé sa cérémonie officielle de présentation des vœux aux députés et au personnel de l’administration parlementaire, sous la présidence de El Malick Ndiaye. Une occasion pour ce dernier de reagir aux récentes déclarations du député non inscrit Thierno Alassane Sall concernant les véhicules des députés.
Le  président de l’institution parlementaire a fermement démenti toute irrégularité dans la procédure en cours. Selon lui, le processus respecte scrupuleusement les règles en vigueur. «Il n’y a aucune zone d’ombre dans ce marché, qui n’est pas encore clôturé. Tous les actes sont consignés au niveau de la questure et de la commission des marchés publics, et certifiés par la Direction centrale des marchés publics (Dcmp)», a-t-il fait savoir.
Pour El Malick Ndiaye, son collègue aurait pu avoir tous les éléments relatifs aux marchés avant de faire cette déclarations aux allures politiciennes. «Avant de faire des déclarations médiatiques, il est préférable de s’informer auprès de la commission des marchés publics afin d’avoir les bonnes informations», a-t-il conseillé.
 
«Un premier lot de 76 véhicules est déjà receptionné»
 
Sur le plan opérationnel, le président de l’Assemblée nationale a indiqué qu’un premier lot de 76 véhicules a déjà été réceptionné. Le president de l’Assemblee nationale dit assumer entièrement la décision. «J’assume entièrement la décision de doter les députés de moyens de locomotion pour accomplir efficacement leur mission», a-t-il déclaré, écartant toute lecture politique du dossier. Ce dernier annonce par ailleurs qu’une communication officielle sera faite par la questure et la commission des marchés publics dès la clôture du marché, afin d’apporter toutes les clarifications nécessaires.
Le président de l’Assemblée nationale a beaucoup insisté sur la nécessité pour un député d’avoir son véhicule de fonction. «Ce n’est pas un luxe encore moins un cadeau, c’est un moyen de travail comme la tablette, le crédit téléphonique. Pourquoi l’attribution de véhicules aux députés doit poser un problème alors que les maires, les préfets, le Premier ministre, le président de la République et même les agents simples ont tous leur voiture sans problème ?», dit-il. Selon lui, son action s’inscrit dans le cadre d’une rationalisation. «Nous avons du payer 221 millions de prêts de véhicules pour les députés de la XIVème législature qui a été dissoute».
El Malick Ndiaye dit remercier les députés qui ont accepté sans aucun problème de rester un an sans indemnités et sans véhicules.
 
« Il n’y avait aucune distinction par rapport aux appartenances politiques pour le paiement »
 
Pour lui, s’il n’avait pas acheté ces véhicules, les députés allaient contracter des prêts dans les banques pour s’en procurer. «Quand  on dissout l’assemblée au bout de deux ans, comme c’était le cas avec la XIVème législature, ceux qui avaient des prêts ne pouvaient plus honorer leurs paiements, surtout ceux qui n’étaient pas reconduits. Quand ils sont venus me voir, je leur ai demandé de m’apporter la liste. Il n’y avait aucune distinctions sur les appartenances politiques. La somme tournait autour de 220 millions. Mon prédécesseur Amadou Mame Diop n’avait pas utilisé les 200 millions destinés à lui acheter une voiture. Nous y avons donc ajouté 21 millions pour solder les prêts».
 
«C’est la Présidence qui m’a prêté le véhicule que je conduis»
 
El Malick Ndiaye assure que c’est la Présidence qui lui a prêté une voiture qui est tombée en panne juste après quelques mois d’utilisation. «Ils m’en ont prêté une autre, celle que je conduis actuellement», confie-t-il.
Nd. Kh. D. F
 
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