ACCORD SÉNÉGAL-FMI : Le ont syndical pour la défense du travail exige que le redressement économique ne se fasse pas sur le dos des travailleurs




 
 
Le Front syndical pour la défense du travail (Fsdt) réagit à l’accord conclu le 1er septembre 2026 entre l’État du Sénégal et le Fonds monétaire international (Fmi). Le regroupement syndical, qui prend acte de la perspective d’un nouveau programme de financement de 36 mois d’un montant d’environ 2,2 milliards de dollars, soit 1245 milliards de francs Cfa, appelle le gouvernement à veiller à ce que le redressement des finances publiques ne se traduise pas par une austérité imposée aux travailleurs et aux populations.
 
 
 
Dans un communiqué publié le 7 septembre à Dakar, le Fsdt dit avoir pris connaissance de l’accord conclu entre le Sénégal et le Fmi, lequel ouvre la perspective d’un nouveau programme de financement de 36 mois, sous réserve de l’approbation des instances dirigeantes du Fonds.
Le Front syndical situe cet accord dans un contexte marqué, selon lui, par «une situation particulièrement difficile des finances publiques», une forte pression sur la dette et la nécessité de rétablir la crédibilité financière de l’État.
Le Fsdt considère toutefois que le redressement des comptes publics «ne saurait être synonyme d’austérité imposée aux travailleurs et aux populations». Pour les organisations syndicales, les mesures de consolidation budgétaire doivent être «socialement justes, équitablement réparties» et compatibles avec la préservation du pouvoir d’achat, de l’emploi et des services publics essentiels.
Le regroupement syndical dit noter avec intérêt que le programme annoncé par le Fmi comporte notamment des objectifs de rétablissement de la stabilité macroéconomique et de soutenabilité de la dette, tout en prévoyant une augmentation des dépenses sociales et un soutien à une croissance durable portée par le secteur privé.
À cet égard, le Fsdt demande au gouvernement de veiller à ce que les engagements sociaux annoncés soient effectivement traduits dans les politiques publiques et budgétaires. Le Front syndical cite notamment l’éducation, la santé, la protection sociale, l’assainissement, les logements sociaux, l’emploi et le pouvoir d’achat.
Le Fsdt appelle également à « une totale transparence sur les mesures et conditionnalités liées au nouvel accord », ainsi qu’à une information régulière des partenaires sociaux sur sa mise en œuvre. « Les travailleurs ne sauraient être tenus à l’écart des décisions qui auront des conséquences directes sur leurs conditions de vie et de travail, ni supporter l’essentiel du coût », avertit le regroupement syndical.
Le Fsdt rappelle, à ce titre, que la consolidation des finances publiques doit être accompagnée d’une gouvernance sociale fondée sur le dialogue, la concertation et le respect des engagements pris par l’État dans le cadre du Pacte national de stabilité sociale.
Les organisations syndicales annoncent ainsi qu’elles seront particulièrement vigilantes sur les éventuelles mesures susceptibles d’affecter les salaires, les emplois et les pensions de retraite.
Leur vigilance portera également sur les subventions concernant les denrées de première nécessité et les produits de grande consommation, ainsi que sur les services publics et les droits sociaux. Pour le Fsdt, « le redressement du Sénégal doit être économique, financier, socialement juste et équilibré ».
 
 
 
Sidy Djimby NDAO
 
 
LES ECHOS

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