ACADEMIE DES JEUNES CENTRISTES : Une économie en berne, un secteur privé tué de l’intérieur, le diagnostic sans complaisance du centriste Nicole Gakou




 
 
 
 
 
Présidente des Centristes unis pour le Sénégal, Nicole Gakou est persuadée qu’il y a beaucoup de tergiversations au sommet de l’Etat. Et, la conséquence, dit-elle, c’est une économie en berne, le désespoir auprès des jeunes, une dissension dans les familles. Dans ce tableau sombre, elle révèle que l’Etat, au lieu de participer à créer des entreprises, les tue de l’intérieur par des charges, par les impôts et la dette. Ce qui lui fait dire que le Sénégal a besoin de leaders qui indiquent la voie à suivre, qui permet à la jeunesse de reprendre espoir et aux entreprises de redémarrer. 
 
 
 
 
 
La présidente du parti des Centristes unis pour le Sénégal, Nicole Gakou, pour former les jeunes de son parti à l’idéologie centriste dans le contexte politique actuel du Sénégal – à défaut d’école du parti – a initié l’Académie des jeunes centristes ; la troisième voie sénégalaise ; sous le thème « le centrisme au Sénégal entre souveraineté, équilibre institutionnel et justice sociale ». A l’en croire, depuis l’avènement de la nouvelle alternance, le pays traverse des remous. « Aujourd’hui, il y a tellement de tergiversations au sommet qu’on ne sait plus à quel saint se vouer. Le résultat, c’est une économie en berne, le désespoir auprès des jeunes, une dissension dans les familles. Pire, nous n’avons plus de repères », se désole de constater la présidente des Centristes Unis pour le Sénégal. Nous avons besoin, ajoute-t-elle, de réduire ce manque d’espoir des jeunes en les outillant dans l’idéologie centriste qui ne prône que l’équilibre en tout. « Nous avons besoin de nous asseoir avec cette jeunesse parce que la perte d’espoir est dramatique. Nous avons besoin de leaders qui nous indiquent une lumière, une voie à suivre ; qui va permettre à cette jeunesse de reprendre espoir, qui va permettre aux entreprises de redémarrer. Mais nous ne sommes pas rassurés par ce que nous voyons », annonce Nicole Gakou. En vue des prochaines échéances électorales, elle appelle à se départir de tout choix émotionnel et de promouvoir le choix des hommes qui portent des valeurs qui ne risquent pas de nous mener au bord du gouffre.
 
 
 
Nous sommes dans un pays où tout le monde a peur de dire que je suis milliardaire
 
Elle en veut pour preuve la lutte contre la pauvreté et la lutte pour l’autonomisation des femmes. En effet, depuis des décennies, dit-elle, on parle de lutte contre la pauvreté sans résultat tangible. A l’en croire, à l’image de toutes les actrices de développement, on ne lutte pas contre la pauvreté. « On amène les femmes à être dans l'attentisme, dans l'aide, dans le soutien, et non pas à être autonomes. Ce qu’il faut, c’est de nous de mettre dans des conditions de création de richesses. Lorsqu’on met toute la cible femme dans la microfinance, avec un crédit à payer à un taux de 18%, ce n’est pas possible d’espérer une rentabilité. Les femmes vivent au jour le jour avec l'illusion qu'on les accompagne, alors que c'est faux », explique la cheffe d’entreprises. « Nous avons besoin d'un réel accompagnement de services non financiers pour nous permettre de connaître ce qu'est la gestion d'entreprise, en plus d’un financement adéquat. Il faudrait un nivellement vers le haut. Il faudrait qu'on ose, dans ce pays, créer des champions et des championnes. Il faudrait qu'on ose dans ce pays créer des femmes milliardaires. Mais, si aujourd'hui, nous sommes dans un pays où tout le monde a peur de dire que je suis milliardaire. Je suis désolée mais on ne créera pas de femmes milliardaires dans ces conditions », souligne Mme Gakou, par ailleurs, présidente du Comité sénégalais de la fédération des femmes entrepreneures et femmes d’affaires e la Cedeao.
 
 
 
Ne pas faire de cette troisième voie des antagonistes
 
En effet, les Centristes n’ont pas intérêt à ce que le président de la République échoue. «Nous sommes tous dans le même bateau. S'il échoue, c'est nous tous qui coulons. Donc, nous sommes prêts à l'accompagner pour qu'il réussisse dans les valeurs du centrisme, certes, mais parce que nous sommes dans ce bateau», renchérit Nicole Gakou persuadée que la troisième voie peut être une force de propositions. «Elle a des choses à mettre sur la table, elle a une voix qu'elle peut porter. Elle a une un espoir qu'elle crée. Donc écoutons-la, donnons-lui les moyens de participer correctement à la construction de ce pays et ne pas faire de cette troisième voie des antagonistes. Nous ne sommes pas des antagonistes, nous sommes tous des acteurs de cette nation, nous travaillons tous à l'émergence de cette nation, donc travaillons autour de cela», martèle la présidente des centristes unis pour le Sénégal.
 
M. CISS
 
 

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