☰

À LA VEILLE DE L’INSTALLATION DU CONSEIL CONSULTATIF DE LA JEUNESSE PAR LE CHEF DE L’ÉTAT : Mbaye Dione interpelle la ministre de la Jeunesse sur l’emploi, le budget et les zones d’ombre du Ccjs




 
À l’approche de l’installation officielle du Conseil consultatif de la jeunesse du Sénégal (Ccjs), prévue demain sous la présidence de Bassirou Diomaye Faye, le député Mbaye Dione a adressé une série de sept questions écrites à la ministre de la Jeunesse et des Sports, Djirèye Clotilde Coly. Au-delà des enjeux d’emploi et de formation, l’élu demande des éclaircissements sur le fonctionnement du nouveau Conseil, les conditions de désignation de ses membres et les moyens financiers réellement consacrés aux politiques publiques en faveur de la jeunesse.
 
Pour Mbaye Dione, l’installation du Ccjs ne doit pas se limiter à un acte symbolique. Dans son courrier daté du 24 septembre, le parlementaire estime que ce rendez-vous constitue l’occasion de dresser un bilan global des politiques publiques destinées aux jeunes.
 
Un état des lieux exigé sur l’emploi des jeunes
Sa première interrogation porte sur les dispositifs publics de financement de l’entrepreneuriat. Il souhaite connaître l’évaluation faite par le ministère de leur efficacité, mais aussi les réformes envisagées pour améliorer l’insertion professionnelle des bénéficiaires au cours de l’année à venir.
 
Adapter la formation aux besoins de « Vision Sénégal 2050 »
 
Le député s’intéresse également à la cohérence entre les formations proposées aux jeunes et les besoins réels du marché du travail. Il demande à la ministre quelles mesures sont prévues pour renforcer l’adéquation entre l’offre de formation professionnelle et les secteurs jugés prioritaires dans le cadre de l’Agenda national de Transformation « Vision Sénégal 2050 », notamment les filières considérées comme porteuses.
 
L’émigration irrégulière au cœur des préoccupations
 
Face à la persistance des départs clandestins, Mbaye Dione interroge aussi le gouvernement sur la stratégie mise en œuvre pour offrir des alternatives économiques aux jeunes. Il souhaite connaître les actions conduites par le ministère de la Jeunesse, en coordination avec les autres départements concernés, afin de lutter contre l’émigration irrégulière et de renforcer les opportunités locales susceptibles d’en réduire l’attractivité.
 
Le fonctionnement du Ccjs sous la loupe
 
Les questions les plus sensibles concernent toutefois l’organisation interne du futur Conseil consultatif de la jeunesse. Le député demande des explications sur l’articulation entre les critères de sélection de certains conseillers — notamment le représentant de la diaspora et les profils retenus après appel à candidatures sur la base de compétences spécifiques — et les responsabilités effectivement attribuées au sein du Bureau exécutif, lorsqu’elles ne correspondent pas nécessairement à ces domaines d’expertise.
Il interroge également le ministère sur le respect des dispositions du décret n°2025-1962. Selon lui, le règlement intérieur du Conseil, chargé notamment de définir les missions et la composition des commissions, aurait dû être adopté et communiqué à l’ensemble des membres du Collège national avant l’élection du Bureau exécutif du 29 juin 2026.
Dans le même esprit, il demande si tous les candidats ont bénéficié d’un délai et d’un cadre identiques pour préparer leur participation, afin de garantir l’égalité des chances.
 
Des comptes attendus sur le budget de la jeunesse
 
Enfin, Mbaye Dione réclame davantage de transparence sur les moyens financiers consacrés aux politiques publiques de jeunesse. Il demande à la ministre de préciser le montant global des crédits budgétaires alloués en 2026 aux différents programmes destinés aux jeunes, y compris le CCJS, ainsi que la part de ces crédits effectivement exécutée à ce jour.
À quelques jours de l’installation officielle du Conseil par le président de la République, ces questions écrites placent l’exécutif face à une attente de clarification sur les résultats, la gouvernance et les ressources mobilisées en faveur d’une jeunesse présentée comme un pilier central de la transformation du Sénégal à l’horizon 2050.
Nd. Kh. D. F
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :