Renforcer le financement du développement africain et élargir les partenariats économiques du Sénégal : ces deux priorités ont structuré le séjour de Bassirou Diomaye Faye à El-Alamein. Dans son dossier de presse consacré au déplacement, la Présidence rend compte d’engagements continentaux, d’un entretien avec le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et de six audiences économiques. NEPAD : des engagements assortis d’échéances Le 3 octobre, le sommet extraordinaire des membres fondateurs de l’AUDA-NEPAD a réuni les représentants de l’Algérie, de l’Afrique du Sud, de l’Égypte, du Nigeria et du Sénégal. Organisée à l’occasion des vingt-cinq ans du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique, la rencontre s’est conclue par l’adoption de la Déclaration d’Alamein.
Parmi les personnalités présentes figuraient les présidents égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, burundais Évariste Ndayishimiye et angolais João Lourenço, ainsi que Nardos Bekele-Thomas, secrétaire exécutive de l’AUDA-NEPAD. Évariste Ndayishimiye participait en qualité de président en exercice de l’Union africaine, tandis que João Lourenço préside le Comité d’orientation des chefs d’État et de gouvernement de l’agence.
Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage aux fondateurs du NEPAD et défendu une mobilisation accrue des ressources africaines. Il a plaidé pour le renforcement des infrastructures régionales, un meilleur accès aux financements et une participation plus importante du secteur privé aux projets continentaux. « Réaliser le développement du continent est à notre portée », a-t-il déclaré, selon le dossier de presse.
La Déclaration d’Alamein prévoit la mise en place d’une plateforme destinée à rassembler les engagements de capitaux privés d’ici le sommet de l’Union africaine de février 2027. Un mécanisme continental de soutien aux petites et moyennes entreprises et aux chaînes de valeur est également attendu au sommet de mi-année 2027.
Le texte prévoit, en outre, un portefeuille de projets prêts à l’investissement et la mise en service d’au moins un instrument africain de réduction des risques et de financement mixte dans un délai de dix-huit mois. Ces engagements doivent soutenir la mise en œuvre de l’Agenda 2063. CEDEAO : l’échéance de l’ECO et le dialogue avec le Sahel Le 4 octobre, lors de la 8e Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine et des Communautés économiques régionales, le président sénégalais a pris la parole au nom de la CEDEAO, dont il assure la présidence en exercice.
Selon le compte rendu de la Présidence, il a notamment rappelé la décision des chefs d’État et de gouvernement de lancer officiellement la monnaie unique ECO en 2027. Il a également évoqué le Pacte pour l’Avenir de la CEDEAO, adopté à Lungi en juillet 2026, ainsi que les initiatives relatives à la libre circulation, aux échanges commerciaux et à l’interconnexion des réseaux électriques ouest-africains.
Sur la Zone de libre-échange continentale africaine, Bassirou Diomaye Faye a appelé à transformer davantage les ressources sur place et à développer des corridors d’infrastructures reliant les marchés. Il a aussi plaidé pour une coopération renforcée entre le Secrétariat de la ZLECAf et l’AUDA-NEPAD.
Le chef de l’État a, par ailleurs, présenté les efforts de la CEDEAO en matière de sécurité collective. Il a souligné la poursuite du dialogue avec l’Alliance des États du Sahel, avec l’objectif de préserver les liens entre les populations, les acquis de l’intégration et la coopération sécuritaire. Dakar et Le Caire veulent élargir leur coopération En marge de cette réunion, Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec Abdel Fattah Al-Sissi. Les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de renforcer les relations sénégalo-égyptiennes et de leur donner une dimension économique et commerciale plus importante, selon la Présidence sénégalaise.
Le président Faye a invité les entreprises égyptiennes à investir dans l’agriculture, l’aquaculture, l’industrie, la santé, l’habitat et l’hôtellerie, en lien avec l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. L’ouverture de liaisons aériennes et maritimes directes a également été évoquée pour favoriser les échanges entre les deux pays. Énergie, aviation et banque : les projets présentés Dans le secteur énergétique, Mohamed Ismail Mansour, fondateur et président-directeur général du groupe Infinity, a présenté des perspectives d’investissement dans l’éolien et le solaire au Sénégal, pour une capacité envisagée d’un gigawatt. Le groupe est déjà présent dans le pays à travers Infinity Power, qui exploite le parc éolien de Taïba Ndiaye, précise le dossier.
Reçu le 3 octobre, Hussein Sherif Fahmi, président-directeur général d’Air Cairo, a évoqué la préparation d’une reprise de la liaison directe entre Le Caire et Dakar. La compagnie s’est également déclarée disposée à accompagner Air Sénégal dans la formation de ses ingénieurs, mécaniciens et personnels navigants, ainsi qu’à développer une liaison cargo destinée aux échanges commerciaux.
Mohamed Mahmoud El Etreby, président de la Banque nationale d’Égypte, a pour sa part exprimé l’intérêt de son établissement pour un partenariat bancaire et commercial avec le Sénégal. L’implantation d’une banque égyptienne dans le pays est à l’étude, afin de faciliter les transactions entre les opérateurs économiques sénégalais et égyptiens. Des propositions dans la santé, l’industrie et l’habitat Le volet sanitaire a notamment été abordé avec le docteur Hisham Issa, directeur général de Safe Call Bank. Selon la Présidence, cette société projette d’ouvrir à Dakar un centre thérapeutique de cellules souches, avec un investissement sur fonds propres de 10 millions de dollars, soit environ 5,66 milliards de francs CFA d’après l’estimation figurant dans le dossier.
Dans l’industrie, Hatem Raslan, président-directeur général de Siltal Africa, a présenté de nouveaux projets destinés à accompagner l’Agenda Sénégal 2050. Le document annonce également une prochaine inauguration de l’usine de réfrigérateurs et de climatiseurs lancée par l’entreprise en 2025 au parc industriel de Diamniadio, pour un investissement de 10 millions de dollars.
Enfin, Khaled Mikati, président du Conseil des affaires Sénégal–Égypte, a exposé des propositions concernant l’équipement des hôpitaux en appareils d’imagerie médicale, des innovations dans le traitement du cancer, une solution de finance électronique pour la collecte des taxes et la gestion des paiements, ainsi que la construction de logements écologiques à coût réduit.
Pour les nouveaux projets présentés lors de ces audiences économiques, le dossier ne fait pas état de contrats signés ni de calendriers détaillés de réalisation.
Parmi les personnalités présentes figuraient les présidents égyptien Abdel Fattah Al-Sissi, burundais Évariste Ndayishimiye et angolais João Lourenço, ainsi que Nardos Bekele-Thomas, secrétaire exécutive de l’AUDA-NEPAD. Évariste Ndayishimiye participait en qualité de président en exercice de l’Union africaine, tandis que João Lourenço préside le Comité d’orientation des chefs d’État et de gouvernement de l’agence.
Dans son intervention, Bassirou Diomaye Faye a rendu hommage aux fondateurs du NEPAD et défendu une mobilisation accrue des ressources africaines. Il a plaidé pour le renforcement des infrastructures régionales, un meilleur accès aux financements et une participation plus importante du secteur privé aux projets continentaux. « Réaliser le développement du continent est à notre portée », a-t-il déclaré, selon le dossier de presse.
La Déclaration d’Alamein prévoit la mise en place d’une plateforme destinée à rassembler les engagements de capitaux privés d’ici le sommet de l’Union africaine de février 2027. Un mécanisme continental de soutien aux petites et moyennes entreprises et aux chaînes de valeur est également attendu au sommet de mi-année 2027.
Le texte prévoit, en outre, un portefeuille de projets prêts à l’investissement et la mise en service d’au moins un instrument africain de réduction des risques et de financement mixte dans un délai de dix-huit mois. Ces engagements doivent soutenir la mise en œuvre de l’Agenda 2063. CEDEAO : l’échéance de l’ECO et le dialogue avec le Sahel Le 4 octobre, lors de la 8e Réunion de coordination semestrielle de l’Union africaine et des Communautés économiques régionales, le président sénégalais a pris la parole au nom de la CEDEAO, dont il assure la présidence en exercice.
Selon le compte rendu de la Présidence, il a notamment rappelé la décision des chefs d’État et de gouvernement de lancer officiellement la monnaie unique ECO en 2027. Il a également évoqué le Pacte pour l’Avenir de la CEDEAO, adopté à Lungi en juillet 2026, ainsi que les initiatives relatives à la libre circulation, aux échanges commerciaux et à l’interconnexion des réseaux électriques ouest-africains.
Sur la Zone de libre-échange continentale africaine, Bassirou Diomaye Faye a appelé à transformer davantage les ressources sur place et à développer des corridors d’infrastructures reliant les marchés. Il a aussi plaidé pour une coopération renforcée entre le Secrétariat de la ZLECAf et l’AUDA-NEPAD.
Le chef de l’État a, par ailleurs, présenté les efforts de la CEDEAO en matière de sécurité collective. Il a souligné la poursuite du dialogue avec l’Alliance des États du Sahel, avec l’objectif de préserver les liens entre les populations, les acquis de l’intégration et la coopération sécuritaire. Dakar et Le Caire veulent élargir leur coopération En marge de cette réunion, Bassirou Diomaye Faye s’est entretenu avec Abdel Fattah Al-Sissi. Les deux dirigeants ont exprimé leur volonté de renforcer les relations sénégalo-égyptiennes et de leur donner une dimension économique et commerciale plus importante, selon la Présidence sénégalaise.
Le président Faye a invité les entreprises égyptiennes à investir dans l’agriculture, l’aquaculture, l’industrie, la santé, l’habitat et l’hôtellerie, en lien avec l’Agenda national de transformation Sénégal 2050. L’ouverture de liaisons aériennes et maritimes directes a également été évoquée pour favoriser les échanges entre les deux pays. Énergie, aviation et banque : les projets présentés Dans le secteur énergétique, Mohamed Ismail Mansour, fondateur et président-directeur général du groupe Infinity, a présenté des perspectives d’investissement dans l’éolien et le solaire au Sénégal, pour une capacité envisagée d’un gigawatt. Le groupe est déjà présent dans le pays à travers Infinity Power, qui exploite le parc éolien de Taïba Ndiaye, précise le dossier.
Reçu le 3 octobre, Hussein Sherif Fahmi, président-directeur général d’Air Cairo, a évoqué la préparation d’une reprise de la liaison directe entre Le Caire et Dakar. La compagnie s’est également déclarée disposée à accompagner Air Sénégal dans la formation de ses ingénieurs, mécaniciens et personnels navigants, ainsi qu’à développer une liaison cargo destinée aux échanges commerciaux.
Mohamed Mahmoud El Etreby, président de la Banque nationale d’Égypte, a pour sa part exprimé l’intérêt de son établissement pour un partenariat bancaire et commercial avec le Sénégal. L’implantation d’une banque égyptienne dans le pays est à l’étude, afin de faciliter les transactions entre les opérateurs économiques sénégalais et égyptiens. Des propositions dans la santé, l’industrie et l’habitat Le volet sanitaire a notamment été abordé avec le docteur Hisham Issa, directeur général de Safe Call Bank. Selon la Présidence, cette société projette d’ouvrir à Dakar un centre thérapeutique de cellules souches, avec un investissement sur fonds propres de 10 millions de dollars, soit environ 5,66 milliards de francs CFA d’après l’estimation figurant dans le dossier.
Dans l’industrie, Hatem Raslan, président-directeur général de Siltal Africa, a présenté de nouveaux projets destinés à accompagner l’Agenda Sénégal 2050. Le document annonce également une prochaine inauguration de l’usine de réfrigérateurs et de climatiseurs lancée par l’entreprise en 2025 au parc industriel de Diamniadio, pour un investissement de 10 millions de dollars.
Enfin, Khaled Mikati, président du Conseil des affaires Sénégal–Égypte, a exposé des propositions concernant l’équipement des hôpitaux en appareils d’imagerie médicale, des innovations dans le traitement du cancer, une solution de finance électronique pour la collecte des taxes et la gestion des paiements, ainsi que la construction de logements écologiques à coût réduit.
Pour les nouveaux projets présentés lors de ces audiences économiques, le dossier ne fait pas état de contrats signés ni de calendriers détaillés de réalisation.