90% des pays d'Afrique subsaharienne ont obtenu un score inférieur à 50, les Seychelles (71/100) restent le meilleur de la région




 
 
 
L'Indice de perception de la corruption (Ipc) 2023 a été rendu public hier par Transparency international et les résultats montrent que 2/3 des pays ont une note en dessous de la moyenne 50 sur 100. Ce qui témoigne de graves problèmes de corruption, d’après le rapport de l'Ipc. Seuls 28 des 180 pays mesurés par cet indice ont amélioré leur niveau de corruption et que ceux de 34 pays se sont considérablement aggravés. Malgré les progrès réalisés à travers la planète en matière de criminalisation de la corruption et de création d'institutions spécialisées pour y remédier, les niveaux de corruption restent stagnants à l'échelle mondiale. En effet, dans la plupart des pays, la lutte contre la corruption du secteur public n'a pas ou peu progressé. À l'échelle mondiale, l'Ipc moyen est de 43 et reste inchangé. En Afrique, l’Ipc montre des résultats mitigés avec des améliorations significatives dans quelques pays. Cependant, la plupart des pays africains ont connu une stagnation, maintenant la performance constamment médiocre de la région, avec un score moyen régional inchangé de 33 sur 100. 90% des pays d'Afrique subsaharienne ont obtenu un score inférieur à 50. Les Seychelles avec un score de 71/100 restent le meilleur de la région, suivies par le Cap-Vert 64/100 et le Botswana 59/100. La Somalie 11/100, le Soudan du Sud 13/100 et la Guinée Équatoriale 17/100 obtiennent les résultats les plus faibles, sans aucun signe d’amélioration. Les cas de corruption dans les systèmes judiciaires de la région et les défis connexes vont de la corruption à l’extension et l’ingérence politique dans les systèmes judiciaires de pays tels que le Nigeria 25/100, au licenciement et à l’emprisonnement de magistrats accusés de corruption au Burundi 20/100 et même jusqu’au déni de justice pour les victimes de violations des droits humains en Rdc 20/100. La démocratie en Afrique est également mise à mal par l’augmentation du nombre de changements anticonstitutionnels dans plusieurs pays parmi les moins bien notés notamment au Mali 28/100, en Guinée 26/100, au Niger 32/100 et au Gabon 28/100.
 
M.C
 
 
 
 
 
 
 
LES ECHOS

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