5000 kits négociés par l'Etat avec STARLINK : Le syndicat des travailleurs de Sonatel dénonce un manque de transparence et avertit




 
 
 
 
 
Starlink bénéficie désormais d’une autorisation au Sénégal en tant que fournisseur d’accès à Internet. Le gouvernement révèle à cet effet avoir négocié l’acquisition de 5000 kits Starlink à un tarif préférentiel, avec pour objectif de connecter gratuitement un million de Sénégalais durant le premier semestre de l'année 2026. Seulement, le syndicat des travailleurs de Sonatel dénonce un manque de transparence.
 
 
 
 
 
Dans le cadre du New Deal Technologique qui ambitionne de démocratiser l’accès au haut et très haut débit sur l'ensemble du territoire national, en particulier dans les zones rurales, enclavées et frontalières, le Gouvernement du Sénégal poursuit le renforcement du maillage national en infrastructures numériques de très haut débit, en misant sur des solutions innovantes et complémentaires aux réseaux existants. C’est à cet effet qu’il a accordé une autorisation à Starlink en tant que fournisseur d’accès à Internet au Sénégal. Le ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique n’a pas manqué de rassurer que Starlink, en tant qu’opérateur de la connectivité par satellite, sera soumis aux règles de régulation mises en place par l’Etat du Sénégal. «Le Gouvernement du Sénégal a négocié l’acquisition de 5000 kits Starlink à un tarif préférentiel, avec pour objectif de connecter gratuitement un million de Sénégalais durant le premier semestre de l'année 2026 », annonce le ministre de la Communication, persuadé que l’arrivée de Starlink au Sénégal est une avancée vers l’accès universel à Internet. Selon le ministère, les secteurs ciblés en priorité sont les zones dites «blanches» à travers des dispositifs de wifi communautaire ; l'éducation, l'enseignement supérieur et la formation professionnelle ; les collectivités territoriales; les zones frontalières ; ainsi que les programmes de développement spécifiques, dont le Plan Diomaye pour la Casamance. En effet, Starlink, par sa constellation de satellites en orbite basse, offre une connectivité satellitaire de pointe, capable de couvrir des zones jusque-là privées d'accès à Internet. Cette technologie permettra d'éradiquer progressivement les zones blanches, en renforçant ou en prolongeant la couverture des réseaux terrestres existants. Ainsi, selon le ministère, l’arrivée de Starlink devrait permettre une extension rapide et immédiate de la connectivité sur l’ensemble du territoire national ; une contribution majeure à l'inclusion numérique et à la dynamisation de l’économie ; un renforcement du positionnement et du leadership du Sénégal dans le domaine de la transformation numérique sur le continent africain.
 
Le Syts dénonce un manque de transparence
 
En outre, la mise en œuvre de ce programme permettra aux différents secteurs d’activités de réduire substantiellement leurs coûts de connectivité, tout en bénéficiant d'un accès à une connexion très haut débit, fiable et performante, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives en matière d'innovation, de services et de compétitivité. L’arrivée de Starlink au Sénégal a été aussi partagée par le promoteur Elon Musk par ces mots : « Oui, Starlink est désormais disponible au Sénégal. Internet haut débit et à faible latence par satellite est en live dans le pays [...] ». Par ailleurs, le Syndicat des travailleurs de Sonatel (Syts) n’a pas manqué d’exprimer ses préoccupations à la suite de l’implantation de Starlink du géant Elon Musk au Sénégal. « Starlink au Sénégal dans le manque de transparence totale », a posté le syndicat sur X, avant d’interpeller les autorités : « Quel type de licence ou autorisation est donné à Starlink ? Si c'est une licence, combien ont-ils payé ? », ajoute le syndicat qui pointe aussi une autre préoccupation. Selon le Syts, tout le monde sait le problème de souveraineté qui se pose quand on travaille avec Elon.
 
M. CISS
 
 
 
 
 
 
 
 
LES ECHOS

Dans la même rubrique :