17 ANS D'ENGAGEMENT NUMERIQUE : Expresso à l’heure du bilan




 
La Directrice générale de Expresso Sénégal a profité de la célébration des 17 ans de présence pour faire le point sur les chiffres clés de cet opérateur de téléphonie qui compte 3,7 millions d’abonnés, une disponibilité de la 4G de 99,2%, 450 km d’infrastructures fibrées, 229 emplois directs et près de 40.000 indirects, etc. En sus des initiatives sur la santé, l’éducation, entre autres, dans le cadre de la responsabilité sociétale d’entreprise.
 
 
 
 
 
Expresso Sénégal a célébré hier 17 ans de présence au service du numérique en présence du ministre de la Communication, des Télécommunications et du Numérique, Alioune Sall. Une occasion pour la Directrice générale, Fatou Sow Kane,  de revenir sur le bilan des 17 années d’exploitation commerciale. A ce jour, indique-t-elle, Expresso Sénégal compte 3,7 millions d’abonnés actifs sur le réseau, 99,2% de disponibilité de la 4G, une infrastructure fibrée de plus de 450 km. Une disponibilité du réseau de 98% avec une fiabilité exceptionnelle et une connectivité constante, 95% de satisfaction client et près de 96% de couverture de la population du Sénégal en service 3G et 4G. En tout, l’investissement de Expresso Sénégal depuis le début depuis l’acquisition de sa licence en 2007 culmine à plus de 500 millions de dollars ; avec 229 emplois directs près de 40.000 emplois indirects. En effet, par le lancement de la 3G en 2010 avec des services abordables, Mme Kane estime que Expresso a démocratisé internet au Sénégal.
 
Plaidoyer pour le partage d’infrastructures
 
Dans certaines zones reculées, Expresso Sénégal opte pour le partenariat. « On ne peut pas être partout. Ça n’a pas de sens que le même opérateur fasse le même investissement dans la même zone, même sur l’impact environnementale sur les populations à terme », annonce Mme Kane qui n’a pas manqué de faire un plaidoyer par rapport aux infrastructures sharing en perspective des opérateurs satellitaires. « Il faudrait qu’on réfléchisse aussi pour pouvoir mutualiser les droits de douane surtout pour les équipements Télécom. On dit que 42% en Afrique n’utilisent pas l’internet. Au fond, ce n’est même pas un problème de connectivité, mais un problème d’accès à l’énergie. La réflexion doit être à porter dans ce sens », ajoute la patronne de Expresso. La Directrice de Expresso Sénégal est aussi revenue sur la responsabilité sociétale marquée par différentes initiatives pour servir les communautés dans le domaine de la santé avec l’accompagnement depuis 15 ans de la Lisca dans son combat contre le cancer, la prise en charge de daaras, la prise en charge de la connectivité dans les communautés religieuses, des sons et fournitures scolaires, etc.
 
Rôle des solutions satellitaires
 
De l’avis du ministre de tutelle, cette visite est l’occasion d’avoir un échange direct, franc et tourné vers l’action. Interpellé sur les questions liées aux fréquences et aux redevances, Alioune Sall dira : « nous sommes conscients qu’elles ont un effet direct sur les modèles économiques et sur les décisions d’investissement. C’est pour cette raison que nous avons choisi de ne pas y répondre de manière fragmentée. Nous avons inscrit ces sujets dans un cadre de travail de fond à travers une étude menée dans le cadre du projet d’accélération de l'économie numérique du Sénégal consacrée à l’amélioration du spectre. Et, cette étude nous permettra d’avoir une vision globale objective et durable y compris sur les aspects liés aux redevances et aux ressources radioélectriques. Ce travail s’est fait dans un esprit de dialogue, de méthode et de responsabilité ». Le ministre précise que le secteur traverse une période de mutation technologique profonde. « Les usages évoluent, les attentes des consommateurs changent, les infrastructures doivent s’adapter et cette phase de transition est porteuse de grandes opportunités, mais elle exige aussi de la clarté, de la cohérence et de la visibilité », ajoute M. Sall. S’agissant des solutions satellitaires, il révèle qu’elles ne viennent pas remettre en cause les modèles existants. « Elles ne les remplacent pas, elles les complètent. Elles permettent d’atteindre des zones difficiles, de renforcer la résilience des réseaux et de soutenir nos politiques d’inclusion territoriales. L’avenir de la connectivité ne sera pas monolithique, il sera hybride, complémentaire et adaptatif. Tout cela s’inscrit dans une vision claire : bâtir un écosystème numérique robuste, capable d’absorber les chocs, d’accompagner la croissance et servir durablement nos concitoyens », fait remarquer le ministre de la Communication.
 
M. CISS
 
 
 
 
 
35 MILLIARDS PAYÉS A ORANGE DEPUIS SA CREATION
 
 
 
 
 
Expresso plaide pour une régulation asymétrique pour casser la domination de Orange 
 
 
 
 
 
La domination à outrance de l’opérateur de téléphonie Orange sur certains aspects n’est pas du goût de la Directrice de Expresso Sénégal. A l’en croire, cette domination depuis plus de 40 ans nécessite une régulation asymétrique. « On est déçu d’entendre que la Cour suprême a donné un avis favorable à Orange sur l’asymétrie de 2024 qui fait qu’on va aller payer rétroactivement des coûts. Pour vous donner une idée, depuis le lancement de l’activité commerciale de Expresso, on a eu à payer 35 milliards à Orange en termes de coûts d’intercom, parfois même plus que l’Etat. C’est comme si on est un démembrement de Orange. On travaille pour cet opérateur. Il y a quelque chose à corriger », déclare la patronne de Expresso. Dans un contexte où les métiers du futur tournent autour de la connectivité, notamment l’intelligence artificielle, Mme Kane est d’avis qu’il y a certains challenges  à corriger au préalable. C’est la disponibilité de l’énergie dans certaines localités éloignées. Elle sollicite à cet effet le soutien du ministre pour sensibiliser m’Aser et la Senelec. Mieux, elle révèle que la Senelec joue un rôle important dans le dispositif comme en témoignent ces factures salées payées par Expresso de l’ordre de 300 à 400 millions. Ce qui lui fait dire qu’il faudra réfléchir à un modèle qui permettra aux opérateurs d’optimiser ses coûts et d’être plus profitable.
 
M.C
 
 
 
 

LES ECHOS

Dans la même rubrique :