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100 mille liards




100 milliards de F Cfa. C'est le montant du redressement fiscal notifié à Adax en 2016. Titres de perception avec cachets et signatures bien visibles. Mais hier, devant la commission d'enquête parlementaire sur les exonérations fiscales, le Directeur des Grandes Entreprises est venu dire simplement : "Adax ne figure ni dans mes répertoires physiques, ni dans mes bases actives." Traduction : le dossier n'existe plus. 100 milliards notifiés, 0 franc recouvré, et plus de dossier. Magique. Ce n'est pas un cas isolé. C'est le système. Depuis 2014, Sabodala Gold Operations, Barrick Gold filent le même coton. Des mines qui sortent des tonnes d'or du sol sunugaalien, mais qui ne payent pas de TVA, pas de douane, et qui négocient leurs impôts en coulisses. Combien de remises ? Qui a signé ? Personne ne sait. Ou plutôt, ceux qui savent ne sont plus là et les archives ont brûlé, les serveurs ont migré, les lettres se sont perdues Voilà où on en est : l'État du Sunugaal est capable de retrouver un banabana qui doit 50.000 F Cfa de patente à Kédougou, mais peine à retrouver 100 milliards qu'il a lui-même réclamés à une multinationale. La commission bute sur Adax et SGO parce qu'elle cherche un dossier. Elle ne doit pas chercher un dossier. Mais une signature. Qui a signé la remise des 100 milliards ? C'est ça la question. Pas où est le dossier.
Waa Ji
 
 
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